Denise Laferrière


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30 décembre 2014 - Une patinoire sur le ruisseau dès la mi-janvier 2015!

La bonne nouvelle est tombée il y a quelques semaines quant à la réalisation d'un projet-pilote et a été confirmée le 3 décembre au comité exécutif par l'attribution du contrat à Déneigement Pro-Expert de Cantley pour l'entretien d'une patinoire grand public de 12000 mètres carrés au ruisseau de la Brasserie.

On se rappellera que le nouveau Conseil lors de son Lac-à-l'Épaule du printemps 2014 avait déterminé 6 orientations pour guider ses travaux dont celle qui a trait à ce que Gatineau soit un modèle de ville verte, active et en santé. Plus spécifiquement, que la ville de Gatineau mette en valeur le plein air urbain ce qui est l'objectif d'offrir au cœur du centre-ville une patinoire afin de devenir un lieu identitaire et de faire bouger les gens tout en animant le site surtout en période hivernale.

Cette stratégie s'inscrit dans la mise en valeur du centre-ville avec le choix de deux secteurs précis à développer au cours des prochaines années soit le ruisseau de la Brasserie ainsi que le pôle ludique Laval-Aubry avec un budget de huit millions annuellement.

Comme représentante du district Hull-Wright, je me réjouis de cet engouement pour la revitalisation du centre-ville avec l'apport important de capitaux à y investir de même que par le fait que le Conseil actuel a accepté de reconduire les crédits de taxe pour la construction résidentielle pour les six prochaines années. En mettant en valeur le ruisseau de la Brasserie, été comme hiver, le centre-ville redeviendra un lieu de rencontre et de détente pour la population résidante aussi bien que pour les travailleurs et touristes qui s'approprieront ce site naturel d'une grande beauté. Souhaitons que la météo collabore afin de faire revivre la patinoire du ruisseau de la Brasserie pour le plus grand bonheur des grands et petits!

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9 novembre 2014 - Que devons-nous penser de la centralisation accrue annoncée par Philippe Couillard?

Au cours des derniers jours, le gouvernement du Québec a annoncé des coupures dans différents dossiers : 300 millions pour l'ensemble des municipalités, la disparition des Conseils Locaux de Développement, des Conseils Régionaux des Élus et malgré le résultat des élections scolaires le 2 novembre dernier, la possible disparition des commissions scolaires d'ici peu. Il y a aussi des indicateurs sérieux pour que certains ministères qui étaient présents en région soient dorénavant rapatriés à Québec. Tour cela n'augure rien de bon pour le développement économique de l'Outaouais car nous avons un déficit important au chapitre de la santé et de l'éducation supérieure à rattraper comparativement au reste du Québec.

Notre gouvernement provincial a choisi cette avenue car il n'a plus les moyens de ces ambitions soit de déconcentrer ses décisions en fonction du milieu régional et des besoins asymétriques que chacun de ces milieux exprime vigoureusement pour être entendu de Québec. Disons que l'Outaouais bien que la région ait fait élire encore une fois des députés qui font tous partie du parti au pouvoir ne pourra pas récolter les fruits de sa loyauté proverbiale car les coffres sont vides et nous devrons faire les frais de ces restrictions budgétaires comme l'ensemble de la population du Québec.

Cependant, je m'insurge quant à cette façon de faire car, par notre richesse relative face à d'autres régions du Québec et face aussi à notre croissance démographique alors que d'autres régions sont en déclin, nous contribuons plus aux recettes budgétaires et nous n'obtenons pas les outils de développement dont nous aurions besoin ; la plus value que nous apportons à la province est souvent redistribuée à d'autres régions moins fidèles au parti libéral, ce qui, vous en conviendrez, représente une inéquité intolérable pour l'Outaouais. J'invite tous ceux et celles qui ont fait élire des libéraux aux dernières élections à faire connaître à leur député leur sentiment de révolte face à cet état de fait et à redresser la tête afin d'obtenir notre dû en santé et en éducation. Le gouvernement du Québec doit respecter Gatineau et l'Outaouais, assez, c'est assez.

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14 octobre 2014 - Le 79 Fraser, symptomatique de la culture organisationnelle à Gatineau

Le cas du 79 rue Fraser résume à lui seul tout ce qui peut tourner mal dans une situation des plus banale soit l'octroi d'un permis de construction. La série sans fin d'erreurs soit technique, soit sociopolitique, soit de manque de diligence, soit de manque de jugement dans l'appréciation d'une situation potentiellement explosive au plan médiatique nous rappelle combien il est difficile de respecter les prérogatives des élus dans un contexte où la gouvernance politique change suite à une élection.

Bien que cette élection ait exacerbé la dissonance entre la culture administrative du " tout est décidé par les fonctionnaires " à celle du nouveau Conseil qui proclame son autorité dans un " programme politique à réaliser au cours du présent mandat ", il n'en demeure pas moins que nos fonctionnaires jouissaient depuis la fusion, d'une grande marge de manœuvre pour accomplir leur travail sans trop se préoccuper de modifier leur méthodes de travail propres aux ex-villes. Le résultat de ce laissez faire était d'interpréter les règlements d'urbanisme selon le bon vouloir des professionnels en place et de constituer un casse-tête pour les promoteurs immobiliers susceptibles de travailler avec les professionnels de différents secteurs de la ville et de se voir imposer un urbanisme à géométrie variable selon le secteur d'opération.

Or, pour offrir un service équitable à tous nos citoyens, le Conseil précédent avait déterminé qu'un changement de culture devait s'opérer afin d'uniformiser le traitement des dossiers d'un bout à l'autre de Gatineau en donnant une orientation claire à cet effet afin d' améliorer le processus d'émission des permis et ce, dès 2012. Force est de constater que le 19 septembre 2013, lorsqu'on reconnaît qu'une erreur a été commise, le réflexe est de dire que cela n'est pas grave et que, de toute façon, le Conseil va avaliser la recommandation du service de proposer la dérogation mineure comme mesure pour rendre conforme le bâtiment en construction.

Selon ma lecture, pour ces fonctionnaires, le politique est un mal nécessaire mais les gestionnaires savent bien qu'ils demeurent les artisans de la construction de la ville, contre vents et marées et malgré les élections municipales qui changent les dirigeants à tous les quatre ans. La nature a horreur du vide; donc, lorsque le politique ne joue pas son rôle, les fonctionnaires prennent toute la place et prennent leurs aises dans la formulation des objectifs à atteindre et contrôlent de facto l'agenda politique.

L'adoption de mesures disciplinaires de 10 à 20 jours selon le niveau de responsabilité des employés sonne la charge pour une plus grande diligence de leur part afin d'accomplir leur travail de manière adéquate sans présumer que le Conseil volera à leur secours en cas de faute grossière ou de nonchalance à répondre aux questions des citoyens. Ceci n'est qu'une partie de l'équation. L'autre consiste à évaluer le la gouvernance des membres du Conseil et l'interface de celui-ci avec l'appareil administratif. En effet, il faut jauger de façon réaliste l'adéquation entre les objectifs de notre administration municipale avec le programme du Conseil afin de s'éloigner au plus tôt de la gestion de crise et revoir nos processus pour améliorer la prestation de services. Ce n'est qu'en mettant toutes les forces de notre organisation en symbiose que nous réussirons à créer de la valeur. Par contre, lorsque chacun travaille en silo sans se soucier des répercussions de la mesure préconisée sur le reste de l'organisation, nous allons tout droit vers la catastrophe. C'est malheureusement ce qui risque de se reproduire si nous ne décidons pas de changer nos façons de faire.

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24 septembre 2014 - Le stationnement hivernal

La réunion du Conseil qui se tenait dans le secteur Aylmer le 23 septembre a donné lieu à plusieurs résolutions concernant le stationnement hivernal de nuit l'hiver prochain. Trois collègues (Myriam Nadeau, Cédric Tessier et Louise Boudrias) ainsi que moi-même avons voté contre ces propositions.

Pour ma part, voici les principales raisons qui m'ont amenée à prendre cette position. Primo, on vend une vignette au citoyen au montant de 85$ pour qu'il puisse stationner sur rue la nuit sauf lorsqu'il y a des précipitations de plus de 7 cm au sol; dans ce cas, le citoyen doit enlever sa voiture pour permettre le déblaiement de la neige par l'équipe des travaux publics. Par ailleurs, les contribuables d'Ottawa ont ce même privilège et ne sont aucunement facturés par leur administration. Trouvez l'erreur!

Secondo, ce règlement semble avoir été concocté afin de donner le droit de polluer en augmentant les gaz à effet de serre puisqu'il permet indirectement ce que la règlement de l'urbanisme interdit par l'aménagement d'une entrée charretière où il y a de l'espace pour un, ou au plus, deux véhicules dans l'allée d'accès. Si vous êtes prêt à payer 85$ pour la 3e voiture, on vous assure d'un espace de stationnement sur rue la nuit à condition qu'il tombe moins de 7 cm de neige. Selon moi, le coût de l'administration de ces vignettes ne permettra pas de financer le temps des personnes qui auront ce mandat. De plus, cette mesure favorise une certaine inéquité entre citoyens : ceux qui ont les moyens de défrayer pour ces coûts supplémentaires et les autres. Bye bye, l'inclusion sociale!

Tertio, notre service des travaux publics est loin d'être enthousiaste face à cette décision du Conseil car, d'après son analyse, il sera difficile de maintenir les standards de performance que nous nous sommes fixés avec la présence de voitures " oubliées " dans la rue lors des tempêtes de neige débutant la nuit.

Bref, pour les résidants du centre-ville, c'est encore le statu quo soit l'achat d'une vignette à 85$ afin de pouvoir stationner soit au centre Robert-Guertin, soit au stationnement Leduc ou soit à la Maison du Citoyen; au moins, en faisant cela, ils sauront qu'ils devront déplacer leur voiture à 7h chaque matin pour laisser la place aux banlieusards qui viendront occuper ces espaces au centre-ville! Quelle ironie.

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9 septembre 2014 - Soyons fiers d'économiser l'eau potable!

Nous avons appris la semaine dernière que les Gatinois ont réussi à baisser leur consommation d'eau potable de façon remarquable depuis l'an passé avec une réduction de 28,5 litres passant de 431,1 litres par personne en 2012 à 402,6 litres en 2013. C'est tout un exploit si on se compare à la moyenne québécoise de 626 litres par personne en 2013. La ville de Sherbrooke arrive première avec une moyenne de 402 litres per capita en 2013 devançant Gatineau par à peine 600ml de moins.

On peut tout de même se consoler en se disant que Gatineau se positionne parmi les 25 premières villes canadiennes et que nous avons atteint depuis 2011 l'objectif québécois de réduire notre consommation d'eau potable de 20% par citoyen en comparaison avec le moment de la fusion. La cible à atteindre au 1er avril 2017 est déjà largement dépassée en 2013 car nous avons réduit notre consommation de 26,7% en 2013.

Comment avons-nous réussi à faire de telles économies d'eau potable alors que Montréal peine à réparer ses bris répétés d'aqueduc ( il y a trois bris par jour actuellement, selon La Presse)? La ville de Gatineau s'est dotée, dès 2010, d'un programme annuel efficace de détection de fuites et de réparations de fuites. Ce programme nous a permis de réparer 186 fuites et d'économiser ainsi 23975 m3 par jour. Il contribue à réduire la quantité d'eau potable produite et distribuée par la ville. La conséquence si nous poursuivons sur cette lancée est que nos coûts d'exploitation et d'agrandissement de nos infrastructures en eau potable pourront être retardés ou, qui sait, éliminés pour répondre à la croissance de notre population à l'avenir.

À l'heure où chaque dollar compte pour la mise aux normes de nos infrastructures, il est essentiel de continuer à diminuer la consommation d'eau potable car tous les citoyens y trouvent leur profit .

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1 août 2014 - En politique, impossible de plaire à tout le monde!

Dernièrement, les média ont fait état de ma décision de ne pas me représenter aux prochaines élections municipales en 2017. J'ai été surprise du traitement accordé à cette information. C'est une des rares occasions où on a publié une photo de moi grand format pour accompagner le texte. Je soupçonne que le manque de nouvelles en pleine canicule de juillet a été un facteur non négligeable de la couverture qu'on m'a accordée. J'ai eu droit aux réactions extrêmes de la part de la presse écrite ou parlée : éloges dithyrambiques de la part de certains, venin vitriolique d'un commentateur dont je tairai le nom; bref, la totale.

Pourtant, mes collègues du Conseil savaient déjà depuis le moment de ma réélection que ce serait mon dernier mandat et j'en avais déjà glissé un mot en public lors d'un comité plénier. Techniquement, mon départ en 2017 était loin d'être un secret . Donc, même si je ne désirais aucunement attirer l'attention, les média ont choisi de mettre cette situation sous les projecteurs. Maintenant que c'est sorti au grand jour, je considère que je pourrai représenter les intérêts du centre-ville sans que les citoyens n' interprètent mes prises de position dans les dossiers chauds comme une stratégie partisane pour la prochaine campagne municipale alors qu'il n'en est rien.

Je crois qu'en annonçant tôt mon retrait de la vie politique, cela permettra aux candidats potentiels de se préparer à occuper cette fonction en toute transparence et en laissant la chance aux personnes intéressées de s'impliquer dans la vie de leur quartier. Car, qu'on ne s'y méprenne pas : représenter les intérêts souvent divergents d'un groupe de citoyens résidant au cœur du centre-ville et ceux des commerçants et tenanciers de bar ou des vingt mille travailleurs présents de 8h à 16h du lundi au vendredi relève de la haute voltige car on doit pratiquer en toute circonstance l'art du compromis.

Mon but est de faciliter l'expression d' idées pour accélérer le renouveau du centre-ville ou de discuter, avec les leaders attirés par la politique, des façons de mieux vivre ensemble pour préparer l'avenir de notre ville. Ainsi ces personnes pourront faire valoir leur implication concrète dans le changement prometteur que j'ai amorcé depuis la fusion par leur participation démocratique aux décisions. Que le meilleur ou la meilleure gagne!

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5 juillet 2014 - Internet et le respect des droits humains

Au cours des derniers jours, j'ai reçu un grand nombre de courriels qui me demandaient la permission de continuer à communiquer avec moi à cause de la nouvelle loi fédérale sur les pourriels qui est entré en vigueur le 1er juillet . Si je ne réagis pas, un grand nombre d'entreprises ou pourvoyeurs de service seront littéralement effacés de ma liste ou considérés comme courriel indésirable, ce qui fera bien mon affaire au demeurant car je survolais déjà ma boîte de réception avec un œil partial afin de détecter ceux qui valaient la peine d'être ouverts afin d'en assurer le suivi dans le cadre de mon travail de conseillère municipale. Pour le reste, je me contentais souvent de les supprimer avant même qu'ils aient retenus mon attention.

Voilà où nous amène internet : en même temps, nous pouvons communiquer gratuitement sur Skype avec une personne à l'autre bout du monde que nous n'avons jamais rencontré en personne mais qui a les mêmes besoins ou les mêmes envies à partager. Au même moment, il se peut que notre voisin se meure sans que nous ne le sachions dans l'indifférence totale.

En fait, avec l'instantanéité que confère internet, on pourrait penser que les droits humains sont mieux protégés aujourd'hui qu'ils ne l'ont été dans le passé. Or, il n'en n'est rien puisque l'abondance d'information et les multiples moyens de communiquer la nouvelle rendent le récepteur insensible à la charge émotive qui devrait normalement le faire réagir.

J'en veux pour preuve l'incursion d'un groupe rebelle du nord-est du Nigéria qui a enlevé 276 lycéennes dans le centre du pays il a plus de deux mois. Non seulement toute la planète connaît très bien l'information qui a été transmise dans les heures suivant leur disparition , les chefs d'états européens et américains ont condamné sans équivoque cette barbarie; un mouvement mondial " bring back our girls " a vu le jour sur les média sociaux afin de faire pression sur le groupe de bandits connus sous le nom de Boko Haram qui se traduit en français par " l'éducation occidentale est un péché " pour que ces jeunes filles soient rendues à leur famille, force est de constater que celles-ci sont toujours aux mains de ce groupe islamiste extrêmement dangereux car il est formé de jeunes hommes qui n'ont rien à perdre et tout à gagner à prendre les armes pour terroriser la population.

Le Nigéria avec une population de 177 millions d'habitants vient de subir une partition entre le nord du pays très pauvre et le sud qui recèle du pétrole. Le groupe Boko Haram est un peu une réponse du Nord pour créer une instabilité et empêcher le sud du pays à se développer. L'enlèvement de 276 jeunes filles dans un lycée est symptomatique de ce groupe islamiste qui veut garder les femmes dans un état d'esclavage et d'infériorité en les privant du choix d'être éduquée. On sait que dans les pays en voie de développement le taux de l'alphabétisation des filles est un indicateur du progrès économique et démocratique d'un pays. En diffusant cette information sur Internet, Boko Haram a la possibilité de faire avancer son idéologie rétrograde et peut donner des idées semblables à d'autres jeunes désoeuvrés ailleurs dans le monde pour faire régner la barbarie et l'anarchie au détriment de la prospérité et de la démocratie.

Les pays européens ou les États-Unis n'iront pas déloger BoKo Haram ou délivrer les jeunes filles enlevées car elles n'ont pas d'intérêt économique en jeu dans le nord du Nigéria et la défense de l'éducation ou de la démocratie ne font pas le poids avec la soif de pétrole de ces mêmes pays pour maintenir leur niveau de vie. Alors, tant pis pour ces jeunes femmes laissées à elles-même; elles ne sont pas reconnues comme des personnes à part entière et c'est la loi de la jungle qui prévaut.

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22 mai 2014 - Briller parmi les meilleurs!

À l'heure où l'ensemble de nos gouvernements tentent d'augmenter leur productivité dans leur façon de donner des services à leur population, au moment où ceux-ci se questionnent sur la lourdeur de l'appareil administratif qui comptabilise le coût du processus plutôt que de mettre l'accent sur la prestation de service comme tel, il est urgent que les villes se définissent comme pôle économique privilégié pour créer de la richesse et se démarquent comme des acteurs incontournables du changement.

Pourquoi les villes sont-elles les mieux placées pour amorcer ce virage? De par leur proximité avec leurs citoyens, les villes, pour prospérer, doivent s'adapter rapidement aux conditions locales pour en tirer le meilleur parti et augmenter leur avantage concurrentiel face à la compétition. Contrairement aux ensembles plus grands, par exemple une province ou un pays, les villes sont délimitées par un territoire à taille humaine qui favorise le sentiment d'appartenance de ses habitants. De même, la diversité du paysage naturel (plaine, collines, champs cultivés, bosquet, forêt , rivières, lacs) aussi bien que la diversité ethnique de ses résidants augmente la désirabilité d'un milieu urbain et favorise l'expression de l'individu.

De même, la ville permet à différents modèles sociaux de cohabiter dans un même espace-temps, ce qui amène les groupes à questionner et à revoir leur façon de vivre ensemble. La capacité de créer des nouvelles idées ou de revoir l'intégration de différents systèmes entr'eux forge le caractère des villes et les forcent à se réinventer continuellement pour garder leur attractivité tel le caméléon. Au XXIième siècle, le plus grand facteur de développement économique repose sur la qualité de l'éducation car cela permet de construire des communautés qui apprennent les unes des autres et leur capacité à "décrypter" leur environnement leur donne une longueur d'avance sur les besoins à combler, un net avantage pour qui veut s'accaparer de nouveaux marchés!

Pour que les villes atteignent leur plein potentiel, quels sont les ingrédients indispensables à leur épanouissement? Tout d'abord, des leaders qui n'ont pas froid aux yeux et qui inspirent confiance; des personnes qui travaillent en équipe et en réseau afin de surmultiplier le sens de la direction à suivre. Mais par-dessus tout, les villes doivent se délester de la chape de plomb que leur confère la loi qui fait d'elles les " créatures du gouvernement provincial ", autrement dit des enfants au sens de la loi incapables de prendre leurs propres décisions sans le consentement d'un niveau supérieur de gouvernement. Justement, cette semaine, l'Union des Municipalités du Québec tient son congrès annuel au Hilton du Lac-Leamy. C'est le moment de faire valoir notre besoin d'autonomie au nouveau gouvernement provincial. Saura-t-il nous écouter?

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4 avril 2014 - Bilan et Plan d'action de la politique environnementale de la ville de Gatineau

Le 25 mars 2014, le service de l'environnement déposait au comité plénier le bilan 2009-2013 suite à l'adoption par le Conseil de sa politique environnementale en 2008. Du même coup, il présentait son nouveau plan d'action 2014-2018 en fonction des sept thèmes présents soit l'eau, l'air, le sol, la biodiversité, l'énergie, la qualité de vie et les matières résiduelles.

Faits saillants - Bilan 2009-2013

Gatineau a su faire preuve de leadership en agissant dans une perspective de développement durable depuis l'application du plan d'action en 2009. Notamment, la création du Fonds vert doté d'un financement de 1,4 million sur 5 ans a permis la réalisation de 96 initiatives du milieu. Par le biais du même fonds, nous avons participé à l'implantation d'un réseau de vélos en libre-service en collaboration avec la Commission de la Capitale Nationale. La création d'une patrouille environnementale a permis de sensibiliser 50000 citoyens à l'économie d'eau potable. Nous avons procédé à l'adoption du plan de gestion des milieux naturels afin d'inventorier les marais et marécages ainsi que leur caractérisation dans la ville de Gatineau. La protection de 283 hectares de forêt urbaine dans l'ouest de la ville mérite une mention. De même, l'adoption du plan de gestion des arbres et des boisés sur notre territoire fait partie des réalisations importantes du premier plan d'action. Notons également qu'en 2012, Gatineau a atteint l'objectif provincial de récupération du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résidentiel. Toute nouvelle construction à la ville de Gatineau doit répondre aux normes LEED pour donner l'exemple de pratiques exemplaires. Entre 2009 et 2013, nous avons bâti deux casernes de pompiers ainsi que le Centre Sportif. Rappelons que l'implication citoyenne et la mobilisation des organismes dans le nettoyage de parcs, de rives de ruisseau ou rivière ainsi que la participation d'élèves des différentes écoles de notre territoire sont au cœur de nos stratégies environnementales.

Faits saillants - Plan d'action 2014-2018

Avec ce deuxième plan d'action, notre but est de responsabiliser chaque service municipal afin qu'il contribue à écologiser les processus internes dans une perspective de développement durable. Nous préconisons une approche systémique où chacun des services est mis à contribution et doit rendre des comptes sur la performance environnementale de l'organisation municipale, selon son champ d'expertise. Nous mettons l'accent sur des cibles à atteindre afin que le suivi soit mesurable et quantifiable tout en favorisant la continuité, la collaboration interservices et l'innovation. Le plan d'action intègre le concept des projets exemplaires afin que la ville de Gatineau se présente comme un modèle à suivre pour ses citoyens et ses employés. En 2014, une somme de 295000 $ sera consacrée à la mise en œuvre du nouveau plan d'action. À cela s'ajoute un montant de 250000 $ pour le financement du Fonds vert.

Voici les grandes lignes du plan : adopter et mettre en œuvre un plan de gestion de l'eau. Mettre en œuvre un programme visant à capter les eaux de ruissellement. Définir et réaliser un projet exemplaire pour la gestion des eaux de ruissellement. Les indicateurs de suivi pour le volet " eau " sont la quantité d'eau potable consommée per capita; le % de perte potentielle du réseau et la qualité de l'eau de nos cours d'eau. Au chapitre de l'air, le plan propose d'adopter et mettre en œuvre le plan de déplacements des employés et développer un outil d'aide à la décision valorisant une hiérarchie de réduction des GES. L'indicateur de performance choisi est le volume des émissions des GES émis par les activités corporatives de la ville et de la collectivité. En ce qui a trait à la préservation des sols, à l'interne, définir et réaliser un projet exemplaire pour la promotion de l'agriculture de proximité; l'indicateur est l'atteinte des cibles de densité établie dans le schéma d'aménagement et de développement durable afin d'éviter l'étalement urbain. La biodiversité : à titre d'exemple, définir et réaliser un projet exemplaire pour la mise en valeur des bassins de rétention; l'indicateur de suivi sera le nombres d'arbres plantés par année et le % de surface de milieux naturels protégés.

En ce qui concerne la réduction de la consommation d'énergie, à titre d'exemple, adopter une directive municipale incitant les nouvelles constructions ou les rénovations à intégrer des principes écologiques; définir et réaliser un projet exemplaire favorisant la diversification des sources d'énergie. Indicateur de suivi : la consommation d'énergie municipale et de la collectivité totale et par type d'énergie. Au chapitre qualité de vie, adopter une vision et une stratégie pour l'accès aux berges; développer et mettre en œuvre un cadre de gestion des pesticides ainsi qu'un plan d'action pour la gestion des plantes nuisibles. Enfin, en ce qui a trait aux matières résiduelles, le plan prévoit la révision du plan de gestion des matières résiduelles en 2014-2015.

Le Conseil adoptera le bilan ainsi que le plan d'action de la politique environnementale le 15 avril prochain.

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2 mars 2014 - Colloque sur les collectivités durables.

Du 10 au 14 février dernier, j'ai participé au colloque sur les collectivités durables organisé par la Fédération Canadienne des Municipalités à Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard. L'une des présentations qui m'a le plus impressionnée consistait à tirer des leçons de catastrophes qui ont eu lieu en 2013 dans deux villes distinctes : Calgary, Alberta lors des inondations qui ont causé des pertes matérielles de 3 milliards de dollars et Lac-Mégantic, Québec lors du déraillement du train qui a causé des explosions amenant la perte de vies de 46 personnes et la destruction de la moitié du cœur du village.

Suite à ces deux exemples concrets, les participants ont analysé avec le maire de Frédéricton, Nouveau-Brunswick et une élue municipale, l'état de préparation face à des situations de crise potentielle et comment évaluer si notre municipalité est prête à affronter une telle situation.

Voici les quatre panellistes qui ont réfléchi avec nous sur cette importance question des mesures à appliquer en état d'urgence lors d'un sinistre : Brian Pincott, conseiller municipal de Calgary; Colette Roy-Laroche, mairesse de Lac-Mégantic ; Magaret Tusz-King, conseillère municipale à Sackville, NB et Brad Woodside, maire de Fredericton, NB nous ont fait part des mesures de planification nécessaires afin de minimiser les risques lorsque survient une catastrophe.

À Calgary : lors des inondations de juin 2013, 10% de la population de la ville a été évacuée en 12 heures. Les rivières Bow et Elbow se rejoignent au cœur du centre-ville et ont débordé en même temps. Selon Monsieur Pincott, cela va prendre trois ans de travail pour revenir au même niveau qu'avant l'inondation de juin 2013 alors que l'on sait que les mesures de mitigation à long terme devront impliquer tout le bassin versant de ces deux rivières. Donc, on n'a pas encore fait de progrès pour éviter la répétition de l'inondation de juin 2013.

Il n'a pas fait mention du développement effréné de la ville de Calgary au cours des 25 dernières années qui aurait pu causer le déversement accéléré dans les rivières dû aux trombes d'eau des rues et entrées charretières qui s'engouffrent au moment des pluies torrentielles vécues à Calgary.

Lac-Mégantic : lors de l'accident ferroviaire, 2000 personnes sur une population de 6000 ont dû être évacuées; six millions de litres de pétrole ont été déversés soit au cœur du centre-ville où on devra décontaminer 300000 mètres cubes de terre et du pétrole s'est retrouvé à la fois dans le lac Mégantic et dans la rivière Chaudière. De la fumée toxique a forcé l'ouverture d'un centre d'hébergement jusqu'à l'extinction du feu, plusieurs jours plus tard. Le village a perdu cent place d'affaires; la municipalité a dû relocaliser des services professionnels ainsi que 30 commerces. Dès le 27 septembre 2013, une solution permanente était choisie avec l'adoption d'un programme particulier d'urbanisme pour le nouveau secteur. Une vaste consultation citoyenne doit avoir lieu ce printemps afin que la population s'approprie le futur de sa municipalité.

Sackville, NB : Margaret Tusz-King dit que 20% du centre-ville est au niveau de la mer (les acadiens avaient construits des digues dans le passé). La menace c'est le danger d'un ouragan dans la baie de Fundy où est situé le village de Sackville. Le Conseil a produit un plan de développement durable qui expose sur une carte les endroits les plus à risques d'être inondés.

Suite à ce constat, le Conseil va remonter la digue d'un pied, ce qui donnera un répit de 25 ans pour trouver une solution permanente.

Fredericton, NB : le maire Brad Woodside s'est attaqué à la réduction des inondations à répétition dans les sous-sols de la ville. Les réclamations aux compagnies d'assurance devenaient trop importantes et la population ne pouvait plus s'assurer. En même temps, les épisodes de pluie intense au Canada à cause des changements climatiques a augmenté de 20 jours de plus que par le passé. On peut donc croire que si nous n'avons pas encore été victime d'une catastrophe naturelle ou due aux activités humaines jusqu'à présent, nous le serons assurément dans le futur. Il faut donc s'y préparer afin de bien évaluer les risques et prévoir la façon de contrer les menaces. Cela coûte très cher de faire des bassins de rétention pour un risque " potentiel " mais lorsque la catastrophe se produit, nous pouvons alors justifier les budgets investis afin de se préparer au pire. Il faut partager les leçons apprises lors de ces désastres.

Ce que j'ai retenu, c'est que la communication est l'élément-clé afin d'informer la population de la situation et des étapes à venir pour sortir de la crise. Les média sociaux sont des outils formidables pour mobiliser la population à travailler dans la même direction.

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15 janvier 2014 - Que nous réserve 2014?

Alors que 2013 a été le théâtre des révélations de la commission Charbonneau en ce qui a trait à l'industrie de la construction au Québec, on peut s'attendre à d'autres détails croustillants en 2014 sur la collusion entre les firmes de génie-conseils et le pouvoir politique.

2013 a été particulièrement fertile pour démontrer les liens toxiques entre les partis municipaux au pouvoir et leurs bailleurs de fonds avec, comme conséquence, des dépassements de coûts systématiques au niveau des appels d'offres publics. Le résultat est que le public considère que les élus n'ont qu'une seule idée en tête : s'en mettre plein les poches plutôt que de servir les intérêts des citoyens qu'ils représentent.

Dans ce contexte, les accusations portées à l'encontre du maire de Laval, Gilles Vaillancourt qui a régné sur sa ville pendant plus de vingt-cinq ans en disent long sur l'ampleur de la gangrène qui ronge le milieu. De même, l'arrestation de Michael Applebaum au moment où il se targuait de vouloir faire le grand ménage à Montréal a confirmé à la population le cynisme général des politiciens envers leurs commettants. Nous avons tous été éclaboussés par ces comportements scandaleux et il nous faut retrousser nos manches pour mériter à nouveau la confiance de nos électeurs. Au bout du compte, il faut persister à croire que le niveau municipal est celui le plus apte à offrir aux citoyens un style de gouvernance démocratique où la subsidiarité fait foi de la participation de tous aux affaires de la cité dans le meilleur intérêt de la société, encore faut-il pouvoir rendre compte des choix opérés localement sans se faire imposer toutes sortes de contraintes qui découlent de notre statut de " créature " du gouvernement de la province de Québec. Alors que Québec nous avait promis le remboursement complet de la TVQ comme source potentielle de nouveaux revenus fiscaux, copiant le gouvernement fédéral qui a offert 5% de la TPS à perpétuité aux villes, Sylvain Gaudreault a déjà renié sa promesse ce qui fait un manque à gagner de plusieurs millions pour les municipalités faute d'entente fiscale négociée avec la province.

Au même moment, il a présenté un projet de loi en décembre 2013 calqué sur le livre blanc de l'Union des Municipalités du Québec qui propose une charte des municipalités axée sur l'émancipation de celles-ci avec plus de marge de manœuvre dans les champs d'activités dédiés au plan local. En principe, c'est alléchant mais en pratique, il faudra allouer des ressources supplémentaires pour élargir la palette de services à offrir aux citoyens et s'acquitter convenablement de ces nouvelles responsabilités d'où l'importance de renouvellement de l'entente fiscale entre l'UMQ et le gouvernement du Québec. Des élections provinciales au printemps pourraient reporter ce dossier aux calendes grecques…

Enfin, chez nous, à Gatineau, il faudra surveiller comment notre nouveau maire, Maxime Pednault-Jobin naviguera afin de réaliser le programme électoral d'Action-Gatineau alors qu'il est fortement minoritaire au sein du Conseil. Des dossiers tels que Destination Gatineau ou le fond des communautés pourraient être les premiers vrais tests de son leadership au cours des prochains mois. Dans le district de Hull-Wright, je serai attentive aux développements entourant le projet de Windmill pour la mise en valeur du site Domtar; je m'assurerai que le centre multifonctionnel débute ses travaux de construction pour une livraison en décembre 2015 maintenant que le bail de location avec nos Olympiques est réglé. J'aurai fort à faire pour la mise en valeur du ruisseau de la Brasserie concernant la qualité de l'eau avec les travaux de séparation de l'égout pluvial de l'égout sanitaire du bassin des rues Morin, Pilon, Gagnon et Papineau (phase finale).

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Denise Laferrière
Conseillère municipale, District de Hull (8)
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