Denise Laferrière


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21 décembre 2012 - C'est l'hiver, c'est l'hiver, c'est l'hiver … (chanson bien connue)


Oui, 21 décembre2012, premier jour de l'hiver, on va y goûter. Avec les changements climatiques, l'hiver nous surprend à tout coup! On nous annonce 38 centimètres se d'ici à samedi 13h. Ouin, j'en ai déjà pelleté 15 et cela ressemblait plus à de l'eau blanche qu'à une belle neige sèche, pas pesante pantoute!

Avez-vous remarqué qu'on se plaint toujours de la température au Canada? Avec nos quatre saisons soit qu'il fasse trop chaud, trop froid, qu'il pleuve trop ou pas assez. On n'est jamais content. Au moins cela nous fait un sujet de conversation sur où on ne parle pas de politique, ni d'armes à feu, ni de religion.

En tout cas, 2012, restera gravée dans notre mémoire concernant la disponibilité des armes à feu et particulièrement les fusils d'assaut. Alors que Stephen Harper a réussi à effacer le registre d'armes à feu que même nos services policiers voulaient conserver après la tuerie de polytechnique de 1989, il est possible que Barak Obama réussisse à bannir les armes semi-automatiques ou en restreigne l'accès aux Etats-Unis après la terrible hécatombe de Newton, Connecticut où 28 personnes dont 20 enfants sont tombées sous les balles d'une personne présentant des symptômes de maladie mentale . Les médias se sont emparés de cette affaire et cela a fait la une des journaux, des nouvelles radiophoniques et télévisées depuis une semaine. J'en viens à penser que les médias, à force d'en parler, produisent par leur insistance, le germe de d'autres catastrophes par l'accent qu'ils mettent sur la « renommée » de l'individu qui est maintenant connu par des centaines de millions de personnes pour avoir posé ce geste qui l'a rendu célèbre.

De plus, les vendeurs d'armes font des affaires d'or ces jours-ci avec l'appréhension des acheteurs potentiels de ne plus pouvoir se procurer légalement une arme semi-automatique si la loi change avec comme conséquence que tout le monde se rue dans les magasins pour l'acheter avant qu'il ne soit trop tard. Le monde est à l'envers sans compter les médias qui nous annoncent la fin du monde pour aujourd'hui selon les prédictions du calendrier maya bien que cela ne soit pas une nouvelle digne de confiance, loin de là! Comment expliquer la crédibilité qui entoure le monde des médias alors que leur intérêt premier est plus souvent qu'autrement de divertir que d'informer, de commenter les faits plutôt que de nous les présenter de façon neutre. Où est l'éthique de la profession, je vous le demande? Très souvent, la rumeur tient lieu de vérité et l'émotion prend le pas sur la raison. Pourquoi les médias peuvent-ils bâcler leur travail sans qu'on leur en tienne rigueur alors que l'homme ou la femme politique qui vit sous les feux de la rampe n'a jamais droit à l'erreur ou à un écart de conduite?

Pendant les prochains jours, je me promets de me tenir loin de ce questionnement existentiel et de me rapprocher de ma famille pour leur dire combien ces personnes sont importantes à mes yeux et qu'ils sont ma raison d'être en ce monde troublé par la rumeur, le mensonge et le bruit. Je vous souhaite, à tous et à toutes qui lisez ce blogue, la paix du cœur pour l'année 2013 et surtout la sérénité de faire la différence entre l'accessoire et l'essentiel dans votre vie.

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21 octobre 2012 - Le tronçon de Gamelin doit rester ouvert!


Depuis septembre 2011, le Conseil de la ville de Gatineau navigue dans la tourmente car une résolution déposée en ajout à la dernière minute exigeait la fermeture du tronçon de Gamelin entre la rue des Fées et la Promenade de la Gatineau. La majorité des élus n’ayant pas pris suffisamment connaissance des enjeux ont votés majoritairement en faveur de la fermeture sauf Maxime Pednault-Jobin, Maxime Tremblay et Denise Laferrière. En 2005, le précédent Conseil avait pourtant unanimement rejeté cette fermeture.

Les opposants à la fermeture ont exigé qu’une étude de circulation expose les conséquences négatives d’une telle action dans un horizon d’une vingtaine d’années. Cette étude doit être rendue publique mardi le 23 octobre prochain mais déjà plusieurs s’inquiètent de son contenu en ce que celle-ci ne répond pas réellement à la question de la sécurité des personnes et des biens dans un contexte où le développement immobilier s’intensifie à l’ouest de la ville et que les voies de circulation peinent déjà à remplir leur rôle, qu’en sera-t-il en 2030?

Mardi dernier, le Conseil a renversé la vapeur et demandé formellement à la Commission de la Capitale Nationale de maintenir ce segment de route ouvert car cela pourra être très utile comme voie de transit alternative lorsque des accidents, réparations d’infrastructures routières ou autres empêchent le flux raisonnable de circulation entre l’ouest et le centre de Gatineau.

La CCN, pour sa part, exige la fermeture du tronçon afin d « assurer la pérennité des écosystèmes et des habitats naturels dans le secteur du Lac des Fées du parc de la Gatineau ».Elle fait valoir que celle-ci est prévue depuis des décennies mais ne tient aucunement compte de la géographie humaine des lieux qui s’est transformée depuis le début des années 1990 où seules les rainettes faux-grillon et les couleuvres tachetées régnaient sur ce vaste territoire.

Aujourd’hui, plus de trente mille personnes y ont élu domicile et ce nombre n’est pas prêt de s’arrêter. La CCN ne peut prendre en otage un si grand nombre de personnes au seul bénéfice d’espèces animales en grande abondance dans le parc de la Gatineau. Cela irait à l’encontre du gros bon sens car s’il est important pour les animaux de se déplacer dans des corridors écologiques, c’est certainement aussi important pour les êtres humains de vaquer à leurs occupations d’un secteur à l’autre de la ville sans souffrir de stress indu dans leurs déplacements…

À lire également: Fermeture d’un tronçon de la rue Gamelin sur le site de l'association des résidants des Jardins Taché.

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15 octobre 2012 - Mauvais Timing pour la création d'un parti politique municipal à Gatineau!


Alors que la commission Charbonneau nous fait des révélations croustillantes sur le financement des partis politiques par la mafia ou par des compagnies de construction en mal de contrat, je ne comprends pas l'insistance avec laquelle certains conseillers municipaux veulent malgré tout créer un parti municipal à Gatineau.

Ou bien ces gens-là sont masochistes ou bien ils manquent carrément de flair car on ne pourrait choisir pire moment pour la mise en place d'Action Gatineau. J'imagine que seule l'échéance électorale est un aspect positif dans la création de ce parti puisque la population sera appelée à voter pour le futur Conseil de ville le premier dimanche de novembre 2013.

Je pourrais me ranger derrière la logique de créer un parti municipal si je vivais à Montréal où il y a déjà trois partis reconnus. Cela semble aller de soi là-bas, mais chez nous à Gatineau où il n'y en a jamais eu, c'est pure folie ou inconscience surtout au moment où la commission Charbonneau laisse entendre qu'il est facile de corrompre un parti car il a besoin d'argent frais pour faire élire ses candidats. Il suffit alors au chef de parti de regarder ailleurs pour déclarer qu'il n'est pas au courant ou comme un journaliste l'a joliment indiqué souffrir « d'aveuglement volontaire »…

Dans mon esprit, il est beaucoup plus difficile de corrompre 18 élus indépendants qui financent chacun à leur façon et de manière artisanale leur élection que de donner une somme importante à un parti politique « pour considérations futures » si leur chef peut orienter le vote de ses membres élus, une fois au pouvoir.

De plus, l'aspect le plus insidieux d'un parti politique municipal est la possibilité si on se présente à la mairie, d'avoir un co-listier qui se présente dans un district électoral sûr, se fait élire et donne son siège au chef de parti qui n'a pu obtenir la majorité des suffrages à la mairie.

Cette façon de faire est un détournement du vote populaire inadmissible en démocratie. Heureusement, pour qu'une telle situation soit possible, il faudrait qu'une majorité du Conseil actuel donne son aval à ce processus, ce à quoi je vais m'objecter de toutes mes forces pour que cela n'advienne. Après tout, si le chef de parti croit en ses idées, qu'il se lance à la mairie, visière levée et sans subterfuge au cas où il ne remporterait pas la majorité des suffrages exprimés. S'il ne croit pas suffisamment en ses chances de l'emporter, il devrait s'abstenir de présenter sa candidature, un point c'est tout. C'est une question de leadership!

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7 septembre 2012 - Pauline Marois : première femme élue comme premier ministre du Québec!


Pauline Marois

Le 4 septembre 2012 sera une date à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire de notre province. Après Kim Campbell, au gouvernement fédéral, après la Nouvelle-Écosse, l'Alberta, la Colombie Britannique, le Québec a élu une femme comme premier ministre.

Avec un taux de participation au scrutin de près de 75%, 32% des électeurs ont porté au pouvoir 54 députés du Parti Québécois avec, à leur tête, Pauline Marois. 31% ont jeté leur dévolu sur le Parti Libéral du Québec avec un total de 50 députés. La Coalition Avenir Québec a, pour sa part, raflé 19 sièges.

Dans ce contexte, Pauline Marois n'aura pas beaucoup de marge de manœuvre pour faire avancer son agenda politique coincée sur sa gauche, au plan social, par Québec Solidaire et sur sa droite, au plan économique, par la CAQ. Avec l'opposition officielle presque aussi forte que le parti au pouvoir (4 sièges seulement les séparent) Madame Marois aura besoin de toute son habileté politique pour se maintenir en selle avec un mandat qui semble insoutenable. IL semble que le résultat du vote veuille justement démontrer à tous les partis politiques en présence que l'heure est à la collaboration et non à la confrontation. Ce n'est qu'à cette condition, qu'on évitera un retour aux urnes.

Le champ est miné et le gouvernement de Madame Marois sera sous haute surveillance quelle que soit l'orientation que prendra son parti. Souhaitons minimalement que les coups ne proviendront pas de ses propres rangs comme ce fut malheureusement trop souvent le cas dans l'histoire du P.Q. et qu'elle saura exiger une grande discipline de ses députés. Pauline Marois a su démontrer une force de caractère hors du commun au cours de sa carrière car elle aurait pu quitter dans les moments difficiles mais elle a choisi de rester pour se battre pour ses idées. C'est une survivante mais elle doit relever le plus grand défi tout en défrichant un territoire inconnu jusqu'à maintenant pour les femmes au Québec : exercer son leadership comme chef du gouvernement tout en embrassant sa condition de femme. Souhaitons qu'elle réussisse pour donner le goût à d'autres femmes de suivre ses traces.

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12 août 2012 - Août : synonyme des Grands Feux du Casino du Lac Leamy!


Nous sommes vraiment gâtés en termes de spectacles pyrotechniques à Gatineau. En plus du concours pyromusical mettant en vedette ces jours-ci la France, l'Espagne et la Chine, nous avons également le bonheur de vivre l'éclat des feux d'artifice lors de la fête du Canada, du festival des montgolfières et même à Bal de Neige.

À chaque fois que je vais voir les feux d'artifice, cela me rappelle mon enfance car cela était synonyme de congé, de temps libre alors que nous aidions nos parents, selon nos capacités, à cultiver la terre et nos étés consistaient la plupart du temps à faire des travaux dans les champs.

À la fin juin, nous récoltions les fraises alors qu'en juillet, nous devions piocher soit les concombres ou les petites fèves qui seraient vendus à la conserverie. Ça, c'était le travail des filles alors que mes frères aidaient notre père à faire les foins et à traire les vaches . En ce temps-là, il y avait vraiment une distinction entre les tâches accomplies par les garçons et celles exécutées par les filles. La vie sur une ferme est rythmée par les travaux à accomplir à chaque jour et c'est pourquoi les sorties, soit pour aller voir l'exposition agricole ou fêter la Saint-Jean, nous permettaient d'échapper à la routine et nous offraient un intermède fort apprécié. Parmi mes meilleurs souvenirs d'enfant, les feux d'artifice occupent une place de choix et c'est pour cette raison que je cherche à reproduire encore aujourd'hui, l'émerveillement qui m'avait touchée lors de cette première explosion de sons et de couleurs!

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18 juillet 2012 - L'architecture de Chicago : époustouflant!


En mai dernier, j'ai visité, pour la première fois, Chicago, la ville des vents. Premier constat : la richesse qui se dégage du quartier financier du cœur du centre-ville par le foisonnement des gratte-ciels , tous, fort différents mais qui participent à la démesure du lieu comme exultation de la modernité. Ce qui frappe tout autant c'est le lac Michigan, immense mer intérieure qui sert d'écrin grandiose à cet étalage d'un cadre bâti exceptionnel.

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20 juin 2012 - Un parti politique municipal à Gatineau? Pas une panacée!

On discute de la formation d'un parti municipal à Gatineau ces jours-ci et l'assemblée de fondation a eu lieu le 16 juin 2012 à l'école secondaire du Versant. Je profite de cette tribune personnelle pour expliquer mon point de vue sur la question. Je vous exposerai le contexte, les enjeux et finalement, je vous expliquerai pourquoi cette idée qui peut sembler séduisante de prime abord mais, qu'après analyse, n'est qu'un miroir aux alouettes, un écran de fumée susceptible d'intéresser les journalistes, les professeurs de sciences politiques mais, beaucoup moins, Monsieur ou Madame tout-le-monde ou la population en général.

Le contexte : on sait pertinemment qu'avec la commission Charbonneau, les partis politiques ont plutôt mauvaise presse au Québec et qu'ils sont des véhicules pour " acheter " les politiciens en finançant leur élection dans le but avoué qu'au moment voulu, on renvoie l'ascenseur au promoteur immobilier ou au fournisseur qui à l'œil sur un contrat alléchant ou un changement de zonage. Je n'invente rien, c'est la perception qu'a la population des partis politiques. Or, je ne vois pas, dans ce contexte particulièrement défavorable, la plus value d'un parti politique versus un élu indépendant car selon moi, cela prend beaucoup plus d'énergie à un lobbyiste de convaincre " des électrons libres " qui n'ont aucune allégeance de parti que de traiter avec un chef de parti qui parle au nom de sa formation politique et qui se charge de faire respecter la discipline de son parti lors de votes stratégiques.

De même, je n'apprécie pas le principe de co-listier qui permet a un chef de parti qui n'a pas réussi à se faire élire lors de l'élection de demander à son co-listier de lui céder son siège afin qu'il puisse représenter à la table du Conseil les intérêts de sa formation politique. Cette façon de procéder est pour le moins anti-démocratique car elle ne respecte pas la volonté du peuple qui vote pour la personne X sur son bulletin et qui finit par être représenté par la personne Y pour qui il n'a pas donné son appui. Cette façon de faire est particulièrement troublante et nécessiterait une résolution majoritaire du Conseil pour sa mise en œuvre. Je doute que ce conseil donne son aval à ce procédé.

Si le parti politique obtenait une majorité de sièges, les indépendants se verraient écartés de la prise de décision et n'obtiendraient aucun poste décisionnel d'importance, ceux-ci étant réservés exclusivement au parti au pouvoir. Or, Gatineau a prouvé qu'il est possible de travailler en toute collégialité pour déterminer les projets à réaliser pour améliorer la qualité de vie de ses citoyens sans pour cela s'enfermer dans la logique d'un parti politique. Depuis dix ans, nous avons fait la preuve que si tous les élus partagent les responsabilités pour gouverner notre ville, nous pouvons réaliser de grandes choses sans partisanerie. Le Rapibus, le Centre sportif et bientôt, le centre multifonctionnel en sont des exemples éloquents.

Nous avons besoin que chaque élu mette l'épaule à la roue pour améliorer notre positionnement face aux autres grandes villes. Nous devons mettre à profit tous les talents disponibles pour créer un sens identitaire fort pour assurer notre avenir et créer de la richesse. Ce n'est pas en mettant de côté une partie des élus qui désirent eux aussi développer leur ville, mais qui ne croient pas aux idées défendues par le parti que nous rayonnerons à l'échelle de notre province, de notre pays et, pourquoi pas, à l'échelle mondiale.

C'est en partageant nos idées, en s'informant mutuellement des procédés ou processus exemplaires que nous nous enrichissons comme société démocratique. C'est par le dialogue, le compromis, l a négociation que nous découvrons ce qui constitue notre bien le plus précieux : la liberté de pensée, la liberté de parole sans pour autant ériger en vérité absolue le sacro-saint " parti " qui exclut ceux et celles qui pensent différemment afin de faire triompher la pensée unidimensionnelle représentée par le parti.

Au XXIième siècle, la gauche est-elle mieux que la droite, le nationalisme, mieux que la mondialisation , le socialisme mieux que le capitalisme? Selon moi, nous avons dépassé ces concepts qui emprisonnent l'esprit humain depuis des siècles… Nous devons, au contraire, tisser des liens, bâtir des ponts entre les différents courants de pensée si nous voulons assurer le bien-être de nos concitoyens. La coopération donne de bien meilleurs résultats que l'opposition d'un groupe par rapport à un autre. Pourquoi en serait-il autrement lorsqu'on gouverne une ville?

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15 mai 2012 - Cette semaine, le congrès de l'Union des Municipalités du Québec à Gatineau!!!

Que faut-il retenir de cet événement? Tout d'abord, le retour au bercail au sein de l'UMQ de la ville de Montréal par le biais de son maire Gérald Tremblay qui a pris la peine de passer quelques heures avec les congressistes afin de marquer sa solidarité avec les acteurs du monde municipal. On l'a chaudement applaudi.

L'hommage posthume à Madame Andrée Boucher, maire de Québec de 2005 à 2007. Cela m'a surpris qu'on attende cinq ans après son décès pour marquer l'influence de cette femme qui a su faire de la politique autrement. Rappelons qu'elle a gagné ses élections à la mairie sans dépenser un sou pour faire sa publicité , ce qui est fort rare dans une ville d'un demi-million d'habitants! J'ai beaucoup aimé le commentaire de son mari, docteur Marc Boucher, lors du discours d'acceptation qui a clairement indiqué que le maire Labeaume devrait revenir dans le giron de l'UMQ.

Cette remarque tombe sous le sens alors que l'UMQ s'apprête à négocier une nouvelle entente fiscale avec le gouvernement du Québec en 2013. Pour obtenir plus de pouvoirs mais aussi le financement afférent afin de réaliser de nouveaux mandats qui devraient nous être dévolus, nous devrions unir nos forces en regroupant les deux unions municipales en une seule afin de parler d'une seule voix et d'obtenir de nouveaux champs de taxation liés à la consommation.

On le sait : les villes jouent un rôle très important au chapitre du développement économique et le principe de subsidiarité fait en sorte que c'est le palier de gouvernement le plus proche du citoyen. Lorsque les villes créent de la richesse en organisant des fêtes et (ou) festivals, elle développe le tourisme de sa région et pourtant, le gouvernement fédéral et provincial recueillent les fruits de ces activités car elles s'inscrivent comme taxes à la consommation.

Les villes pour demeurer compétitives dans un contexte de mondialisation doivent à tout prix favoriser la qualité de vie des travailleurs et résidants afin de continuer à être attractives et attirer de la main-d'œuvre de qualité qui, à son tour, créera des conditions favorables au développement. Parmi celles-ci, les plus importantes sont la cohésion sociale qui découle d'un écart restreint entre les plus riches et les plus pauvres d'où l'importance du transport en commun et du logement abordable de même que l'accès à l'information et un style de gouvernance ouvert et coopératif.

Le sondage réalisé par l'UMQ confirme que la population est prête à voir les municipalités exercer plus de responsabilités dans l'avenir afin de mieux répondre aux besoins variés de ses citoyens et que, pour y arriver, il faudra nécessairement revoir le partage des pouvoirs et de la fiscalité. Notre congrès a permis aux membres élus de valider les propositions du livre blanc qui seront déposées cet automne au gouvernement provincial afin de tenir compte de ces nouvelles réalités.

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15 avril 2012 - Le vieillissement accéléré de la population : il faut s'y préparer!!!

L'autre jour, je participais à une rencontre où nous avons tenté de cerner ce qu'il y a de plus important pour maintenir l'harmonie intergénérationnelle dans un contexte où la pyramide des âges tend à s'inverser. Alors que l'être humain jusqu'à une période très récente mourait assez jeune à cause des maladies infectieuses, des conditions de santé ou de travail très précaires, on peut espérer vivre jusqu'à un âge assez avancé au XXI ième siècle. Quelles sont les conséquences d'un tel changement de situation?

Il va falloir prendre acte de cette transformation de notre société et y faire face honnêtement pour que chacun et chacune trouve sa place et contribue à l'épanouissement de tous. Alors que nous avons une image stéréotypée de ce qui constitue la vieillesse, un être faible, « en perte d'autonomie », qui devient gâteux, incapable d'apprendre… Dans une publicité d'une marque de voiture, on avait bien résumé le sentiment des jeunes envers les aînés par un « Tasse-toi mon oncle! » bien senti.

Pour l'instant, le gouvernement tente de nous convaincre qu'il vaut mieux vieillir chez soi et en même temps, une commission parlementaire s'est penchée sur la manière de mourir dans la dignité où il a été question de suicide assisté et de soins palliatifs. Au même moment où la cohorte des baby boomers prend une retraite bien méritée et va dépenser en produits de consommation divers une partie de ses avoirs pour faire rouler l'économie. Cependant, nous allons devoir former très rapidement de nombreux travailleurs pour prendre leur place et contribuer au paiement de leur rente. Le gouvernement fédéral, dans son dernier budget a fait l'annonce du report de l'âge de la retraite à 67 ans qui entrera en vigueur en 2027, question de ne pas heurter de front les électeurs potentiels dès maintenant.

Le Protecteur du Citoyen dans un rapport récent à partir des plaintes logées aux centres de santé et services sociaux québécois a constaté que la politique des soins de santé des services à domicile varie grandement d'une région à l'autre bien que tous se réclament de la loi provinciale. Essentiellement, on y dénote à la page 8 :

  • l'apparition de nouveaux critères d'exclusion;
  • la mise en place de plafond d'heures de service;
  • les disparités dans l'application de la Politique de soutien à domicile;
  • la diminution des heures de services;
  • L'allongement des délais d'attente.

En parallèle, le Protecteur du Citoyen a constaté un lien avec :

  • l'épuisement des proches-aidants;
  • Les conséquences sur le système de santé, soit la monopolisation de lits d'hôpitaux au détriment du maintien de la personne aînée dans son milieu naturel avec le soutien nécessaire pour demeurer chez elle. Pour paraphraser Yvon Deschamps, disons qu'il vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade surtout si on veut mourir chez soi de vieillesse plutôt que dans un corridor à l'urgence ou au centre de soin hospitalier de longue durée.
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11 mars 2012 - La journée de la femme : encore une nécessité en 2012!!

Au cours de la dernière semaine, j'ai participé à deux rencontres liées à la journée de la femme. Le 7 mars, une cinquantaine de femmes étaient présentes pour visionner le documentaire " Attention, Féministes! " en compagnie de la réalisatrice, Rozen Potin. Celui-ci sera présenté à Canal Vie, demain, à 20h. Ce film trace un portrait réaliste de l'évolution du féminisme tel qu'il est perçu par des jeunes femmes impliquées dans ce domaine d'études aujourd'hui et pourquoi ce sujet est toujours d'actualité.

En fait, à travers différentes activités, une slammeuse qui déclame sa féminitude dans un café, un groupe qui participe à une marche de solidarité, une discussion intergénérationnelle entre une grand-mère, sa fille et sa petite-fille sur le thème du droit des femmes, ces tranches de vie démontrent le chemin accompli jusqu'à présent mais aussi la fragilité des acquis surtout avec le conservatisme ambiant à la Harper ou encore par la diversité culturelle des immigrants qui choisissent de venir s'établir chez nous sans avoir la moindre idée de la position de la femme dans notre société.

Ces menaces sont bien réelles si les femmes veulent maintenir la liberté dont elles jouissent au travail mais aussi dans la vie de couple aussi bien que dans la façon de disposer de leur corps. Il y a aussi beaucoup d'espoir en l'avenir lorsqu'on voit le discours d'un jeune père qui pense tout haut à la signification de prendre soin de sa fille à temps plein à la maison ou encore du choix de rompre avec certains de ses amis qui font des blagues sexistes lors d'un voyage de pêche entre hommes…

La discussion avec la réalisatrice a permis aux personnes présentes de mieux saisir les enjeux présents et futurs de la place des femmes dans notre société.

Le 8 mars, j'ai assisté avec ma collègue, Patsy Bouthillette, à une conférence d'une chercheure de l'université d'Ottawa, Martine Lagacé, portant sur la perception des média sur le sujet du vieillissement de la population. Comme c'est l'Association des Retraités de l'Enseignement du Québec qui commanditait l'événement et que les statistiques démontrent qu'après 65 ans, les femmes occupent une position fortement majoritaire pour l'espérance de vie, nous avons appris que l'âgisme (discrimination en fonction de l'âge) est omniprésent et que cette attitude négative des média se reflète ensuite dans la population en général mais aussi auprès des personnes aînées.

La recension des articles de journaux entre 2000 et 2010 démontre que la vieillesse n'est pas un sujet accrocheur. Aucun article n'a fait la "une" du journal et lorsqu'on en parle, c'est pour décrier le coût des pensions que le gouvernement verse aux retraités. Quant à la perception que les journalistes ont des vieux, c'est avant tout selon eux, des gens égoïstes, des baby boomers difficiles à contenter, râleurs, monopolisant les ressources de l'état pour pallier à leur perte d'autonomie et à leur santé fragile. Exceptionnellement, cependant, on leur accorde une certaine sagesse et un certain pouvoir d'achat comme consommateurs de biens et services.

Or, comment ces perceptions influencent-elles particulièrement les femmes aînées? À la télévision, celles-ci sont pratiquement invisibles. Rappelons que Bernard Derome a présenté le téléjournal à Radio-Canada pendant trente ans mais que Madeleine Poulin, présentatrice au même canal, s'est fait montrer la porte par ses patrons parce qu'elle dépassait à peine quarante ans! Voilà le double stigmate auquel cette femme a été confrontée démontrant deux poids, deux mesures dans le milieu télévisuel.

Parce que les femmes vivent plus longtemps, leur probabilité de s'appauvrir augmente à mesure que le temps passe de même que la possibilité que leur état de santé se détériore et qu'elles se retrouvent en centre hospitalier de soins de longue durée. Quelle attitude ces femmes en perte d'autonomie ont-elles vis-à-vis le personnel soignant?

À cause de la pénurie de personnel, les personnes aînées doivent souvent patienter plusieurs minutes, voire plusieurs heures avant qu'un préposé réponde au besoin exprimé. Lorsqu'en plus, on interpelle l'aînée par un " ma petite madame " qui infantilise la personne et démontre sans conteste sa dépendance envers celui ou celle qui en prend soin, il n'est pas surprenant que l'aînée vulnérable ne se rebiffe pas craignant d'être laissée à elle-même si elle n'est pas assez gentille.

Vraiment, nous avons beaucoup de pain sur la planche pour améliorer la situation des femmes, particulièrement celles qui sont en perte d'autonomie et qui doivent compter sur le service public pour recevoir des soins adéquats. Il faudra mieux former le personnel soignant en CHSLD afin d'assurer la dignité des malades comme personnes à part entière et expliquer les conséquences nocives de l'âgisme auprès de leur clientèle.

Pour en savoir plus, Je suis feministe

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29 février 2012 - Destination Gatineau : à la rencontre des civilisations!

Ce n'est pas un hasard si le dévoilement de Destination Gatineau s'est déroulé au musée canadien des civilisations un 29 février, année bisextile. Rappelons que ce projet faisait partie du programme électoral du maire Bureau en 2009 et que le dévoilement de l'étude de faisabilité positionne avantageusement Gatineau comme vitrine par excellence de ce que notre culture peut offrir au monde lors de la célébration du cent-cinquantième anniversaire de notre pays en 2017.

Qu'est-ce que Destination Gatineau? C'est tout d'abord une promenade de six kilomètres qui sera agrémentée au fil des déplacements sur les terrains bordant la rivière des Outaouais de différentes ambiances soit intimes, soit festives, soit grandioses au contact de différentes civilisations.

À l'ouest, l'aménagement de la chute des Chaudières nous transporte dans le monde des technologies où le nouveau musée des sciences et technologies sera le miroir des réalisations et innovations québécoises et canadiennes au fil des siècles jusqu'à présent. Cependant, la nature omniprésente et la rivière des Outaouais vont accompagner les visiteurs dans leurs déambulations animées par des jardins jusqu'à leur arrivée au musée des civilisations.

La promenade se continue jusqu'à l'espace réservé aux ambassades qui présente des jardins novateurs de même que de l'animation culturelle différente à chaque semaine. À la hauteur du pont Alexandra, une œuvre de grande dimension, visible de jour comme de nuit, accueillera les visiteurs dans un lieu de rassemblement qui pourra varier selon les circonstances mais qui sera animé par des fontaines en dehors des moments où des manifestations culturelles auront cours.

Dans la section nord du parc Jacques-Cartier, un nouvel arrêt permettra d'entreprendre une visite des terrains avoisinants à partir d'une passerelle surélevée pour faire l'expérience du milieu naturel d'un autre point de vue. Cette promenade nous conduit à l'intersection du secteur Fournier et de la rue Bériault où l'on prévoit un centre d'interprétation de la culture algonquine avec des démonstrations de leur présence de cinq mille ans à cet endroit et l'occupation de ces terres par les amérindiens et la civilisation qui en a découlé.

Cette portion de la promenade revêt un caractère plus spirituel et l'expérience recherchée par les visiteurs est la communion avec la nature. Encore plus au nord, il sera possible de faire le lien avec l'embouchure de la rivière Gatineau par les aménagements prévus le long de la rue Jacques-Cartier en traversant le pont Lady-Aberdeen ou encore en bifurquant à gauche dans le parc du Lac-Leamy.

Bien que la totalité des terrains sur lesquels des aménagements seront faits appartiennent à la Commission de la Capitale Nationale, il n'y a aucun doute que cette promenade animée d'une longueur de six kilomètres aura un impact extraordinaire pour le redéveloppement de la rue Laurier de même que la requalification des terrains du secteur Fournier. Si l'on ajoute les retombées touristiques à venir au plan des nuitées, de la restauration et du magasinage, Destination Gatineau deviendra l'emblème de la qualité de vie dans la région de la capitale nationale et développera un sentiment de fierté et d'appartenance à notre nouvelle ville par notre façon de marier nature et culture en un même lieu.

Pour en savoir plus, Destination Gatineau

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15 janvier 2012 -- Non à la fermeture d'une portion de la rue Gamelin!

Peut-être avez-vous entendu parler d'un groupe de citoyens opposés à la fermeture d'une section de la rue Gamelin (500 mètres) entre la promenade de la Gatineau et la rue Des Fées qui aurait comme conséquence d'empêcher les gens du secteur Val-Tétreau d'avoir accès à partir de la Promenade de la Gatineau à l'hôpital, au Foyer du Bonheur de même qu'au centre d'achats sur le boulevard Cité-des-Jeunes et au CÉGEP et à la Cabane en bois rond.

Cette fermeture est absolument inacceptable car elle prend en otage un quartier populeux pour assurer la quiétude d'un très petit nombre de résidants du secteur de la rue Des Fées qui se plaignent de l'envahissement des automobiles dans leur petit coin de paradis. Ils brandissent un bail emphytéotique signé entre la Commission de la Capitale Nationale et l'ex-ville de Hull en 1983 comme justification alors que le développement immobilier dans le secteur ouest de la ville bat tous les records depuis la fusion.

Même si l'ouverture du boulevard Des Allumettières a amélioré quelque peu les liens est-ouest, il n'en reste pas moins que si la construction domiciliaire se poursuit au même rythme dans les années à venir, ce boulevard va devenir nettement insuffisant pour assurer la fluidité de la circulation vers le cœur du centre-ville. D'où la nécessité de maintenir des routes alternatives telles que la promenade de la Gatineau et sa sortie sur Gamelin afin d'éviter les bouchons de circulation surtout aux heures de pointe.

Le tronçon de Gamelin doit demeurer ouvert parce que des études démontrent hors de tout doute que cette voie de circulation existait bien avant la mise en place de la Commission de la Capitale Nationale au moment où la ferme Benedict utilisait cette route (la promenade de la Gatineau) puis, la rue Gamelin pour rejoindre la ferme Columbia sur le boulevard St-Joseph au XIXe siècle.

Il serait ironique que la CCN veuille " renaturaliser " ce bout de chemin pour éviter la fragmentation des différentes entrées du parc de la Gatineau alors que nos ancêtres ont laborieusement défriché ce secteur afin de le rendre accessible au plus grand nombre et que tout dernièrement, la CCN permettait une nouvelle brèche dans le parc avec la poursuite de l'autoroute 5 nord à Chelsea.

Selon moi, la CCN a mieux à faire si elle veut rendre service à la région de la capitale nationale : au premier chef, s'occuper d'améliorer le transport inter-rives, le transport en commun comme le transport des camions lourds. Après quoi, on pourra reparler de la pertinence ou non de fermer Gamelin.

Écrire vos commentaires à Denise sur la fermeture d'une portion de la rue Gamelin


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Denise Laferrière
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