Denise Laferrière


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17 novembre 2011 -- Le ruisseau de la Brasserie doit constituer le fer de lance de la revitalisation du centre-ville!

Mardi, au cours du processus budgétaire, on a fait mention de deux plans d'eau à mettre en valeur au sein de la ville de Gatineau : le lac Leamy et le Lac Beauchamp. On sait que le plein air occupe une large place dans les avantages à venir habiter chez nous ou constitue une bonne raison de se divertir comme touriste. Pour ma part, j'ai exprimé ma colère quant au fait que le ruisseau de la Brasserie n'avait même pas été retenu parmi les attraits dignes de mention et pourtant, ce cours d'eau revêt une importance primordiale tant du point de vue identitaire lors de l'arrivée de Philemon Wright en 1800 alors que les premières industries se sont installées le long de ses rives et que plus tard, on a utilisé le lieu où se trouve maintenant le théâtre de l'Île pour y puiser l'eau à distribuer aux hullois.

Or depuis plusieurs années, on remarque que le lit du ruisseau est à sec la plupart du temps. Pourquoi? Je me bats depuis plusieurs années pour ramener de l'eau mais plus souvent qu'autrement, nos ingénieurs me mettent en garde sur différents aspects. Le dernier argument est celui qui a amené une inondation dans le sous-sol des Brasseurs du Temps. Apparemment, les travaux d'aqueduc et d'égout sur la rue Montcalm auraient fissuré le roc et permis une infiltration d'eau au château d'eau. Au total, cette année, nous avons à peine eu le temps d'ensemencer les truites pour la fête de la pêche au début juin que, tout de suite après, on vidait littéralement le ruisseau tel une immense baignoire dont on tire le bouchon avec, comme conséquence, qu'à certains endroits, j'ai pu remarquer la pousse d'herbe … Cette situation est proprement intolérable et inacceptable si on songe à définir la rue Montcalm et ses alentours comme un lieu de culture et tel que décrit par la CCN dans son plan pour la capitale nationale, comme un lieu de romantisme pour les visiteurs.

Non, nous devons trouver une solution à cette désolation perpétuelle et avant tout, choisir une solution durable pour tous les utilisateurs du ruisseau. Cela veut dire que nous devrons faire une croix sur la possibilité de produire de l'électricité au fil de l'eau à l'aide d'une turbine subventionnée en partie par le gouvernement fédéral et qui, malgré tous les frais engagés par la ville et même si nous avons fait appel à un opérateur qui loue nos installations, n'a produit aucune énergie depuis la première heure.

Nous avons cru que nous pourrions tirer parti d'une énergie renouvelable en plein cœur de la ville mais, au lieu de cela, nous nous retrouvons avec une infrastructure qui va à l'encontre d'une vocation récréative pour ce cours d'eau qui soit plus en lien avec la revitalisation. En ne reculant pas, nous nous privons d'un lieu enchanteur digne d'être mis en valeur pour profiter à tous. J'attends avec impatience le rapport de la direction générale sur ce dossier qui, selon moi, a déjà trop tardé et qui met en péril tout le processus de revitalisation de la rue Montcalm si nous ne donnons pas un violent coup de barre pour redonner une vocation ludique à ce joyau.

Suite... 30 novembre 2011

Vous avez probablement déjà entendu parlé de la ville de Séoul qui a enlevé une autoroute pour ramener le ruisseau qui était là précédemment. Voici un article:

But the success story doesn't end there, Dr. Hwang went on to discuss the several other positive externalities that resulted from the Cheonggyecheon Restoration Project:

  1. A central business district revitalization plan is now underway
  2. Another elevated freeway in Seoul was removed and replaced with a surface street soon after
  3. A 16-lane road in Seoul was reduced by half and a massive public plaza built with the additional space
  4. A major street interchange in front of Seoul's City Hall was replaced with a public plaza
  5. An urban streams renaissance spread across the country, with citizens everywhere wanting to restore their local rivers and streams
  6. Property values adjacent to the corridor increased by 300 percent
  7. Species of fish, birds, and insects have increased in and around the river

The "urban heat island" effect was diminished in Seoul, with temperatures in the vicinity of the river on average 5.6 degrees F lower than surrounding areas

http://www.grist.org/infrastructure/2011-04-04-seoul-korea-tears-down-an-urban-highway-life-goes-on?ref=se

l'info sur Wikipedia et le site en Coréen (version anglaise)

http://en.wikipedia.org/wiki/Cheonggyecheon#Restoration

Qu'attend-t'on pour le ruisseau de la Brasserie? C'est pas Guertin qui va amener des condos . . .

Suite... 10 décembre 2011

Commentaires de Richard Saumur:  Et vous, que feriez vous ?

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3 novembre 2011 -- Le 311, un outil indispensable pour la ville de GATINEAU!

Cela fait maintenant plus de cinq ans que Gatineau a implanté le 311 et ce service est apprécié par la population car il est disponible 24 heures par jour et 365 jours par année. Notons qu'il est aussi possible d'envoyer une requête via l'adresse courriel suivante : requetesweb@gatineau.ca

L'avantage réside dans l'attribution d'un numéro de dossier qui permet au préposé de retracer la demande rapidement et de vérifier si la plainte du citoyen a été traitée, et dans les délais prescrits. Si ce n'est pas le cas, on ouvre un nouveau dossier pour indiquer que le niveau de service attendu n'a pu être respecté. C'est un outil de monitoring très performant pour mesurer la qualité du service rendu.

Bien que le district de Hull-Val-Tétreau ne représente qu'un sur dix-huit quartiers électoraux, il représente à lui seul 10% de toutes les requêtes inscrites dans la ville de Gatineau en 2010.

En nombre absolu, ce sont les plaintes qui ont un lien avec le contrôle animalier qui arrivent en première place. Viennent ensuite les demandes concernant les stationnements prohibés. Bien que le service des matières résiduelles ait accaparé le 311, la majorité des requêtes concernaient des demandes de bio-bacs pour les multi-logements et l'oubli de sections de rue soit pour le recyclage, les ordures ou le compostage.

C'est aussi au centre-ville que la réparation de feux de circulation et de traverse de piétons occupe un part importante des demandes. Rien d'étonnant à cela car sa vocation multifonctionnelle exige une grande concentration de ce type d'équipement pour permettre de s'y déplacer en sécurité.

Au chapitre du service d'incendie, le district 8 a le plus grand nombre de demandes d'information et d'inspection, sûrement à cause de la proximité des voisins et de la peur bien réelle que le feu se propage rapidement. C'est aussi le district où il y a le plus grand nombre de requêtes pour l'émondage d'arbres dans l'emprise de rue. Pourquoi? Cette situation découle de l'implantation rapprochée des maisons en bordure de rue dûe à l'exiguité des terrains. Ceci fait donc en sorte que les arbres sont de propriété municipale.

Quant à la question du bruit qui préoccupe beaucoup les résidants, on obtient un nombre très bas de plaintes du service de police sous la rubrique " bruit en cours " ou encore " paix et bon ordre ". Est-ce parce que les plaintes ne sont pas enregistrées au bon endroit? Les citoyens appellent spontanément au 311 mais pour que la plainte soit traitée en temps réel, c'est au service de police qu'il faut s'adresser en composant le (819) 246-0222.

Enfin, pour ce qui touche à la voirie, les plaintes les plus importantes vont sans surprise aux nids-de-poule de même qu'au remplacement de panneaux et poteaux de signalisation à peu près également.

Bref, l'utilisation intensive des infrastructures présentes au centre-ville amène des requêtes deux fois plus fréquentes au service 311 et la présence de travailleurs, touristes et résidants augmente le signalement de problématiques d'autant. C'est ce que le rapport 2010 des requêtes au 311 tend à démontrer.

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10 octobre 2011 -- Faut-il réduire le nombre d'élus au Conseil de la ville de Gatineau?

Alors que le maire Labeaume (encore lui) réclame une réduction du nombre d'élus à la ville de Québec , le même courant a fait son apparition la semaine dernière par le biais de Denis Tassé qui commentait le climat de zizanie actuel en proposant une baisse de 18 à 12 conseillers municipaux pour améliorer l'efficience et la gouvernance du Conseil.

Aujourd'hui même, quatre autres conseillers soit Maxime Tremblay, Alain Riel, Patrice Martin et Stéphane Lauzon ont fait un point de presse pour faire valoir la même idée. Ils proposent la mise sur pied d'un comité ad hoc qui analyserait les avantages et inconvénients d'une baisse importante du nombre d'élus.

Pour ces jeunes élus, la plupart dans la jeune quarantaine, un plus petit nombre d'élus conférerait un meilleur salaire et attirerait des candidats dans la force de l'âge qui pourraient se consacrer à temps plein à leur rôle politique. Actuellement, ces jeunes pères de famille soit, travaillent à mi-temps pour combler le manque à gagner pour faire vivre leur famille, soit, sacrifient une part de leur vie familiale pour se consacrer à la vie communautaire de leur quartier et représenter les intérêts de leurs citoyens sans compensation suffisante au chapitre du salaire qu'ils en reçoivent.

Traditionnellement, les élus municipaux se retrouvaient dans les catégories des gens d'affaires, indépendants de fortune, de jeunes retraités, et la fonction était perçue comme une activité à temps partiel et un service à rendre à la communauté. Avant la fusion, seuls les maires travaillaient à temps plein. Depuis 2001, nous assistons à la professionnalisation du rôle de conseiller et forcément, le salaire tend à suivre une courbe ascendante pour refléter cette nouvelle dynamique. L'ex-ville de Hull avait 10 conseillers plus un maire alors que maintenant, 5 conseillers couvrent le même secteur.

Comparativement aux villes telles que Toronto ou Vancouver, notre système de représentation per capita nous amène à un représentant pour 14400 habitants à Gatineau alors qu'à Vancouver, c'est un représentant pour 239000 habitants et qu'à Toronto, on a un représentant par 130000 personnes. Mais ces chiffres doivent être relativisés en fonction de la grosseur de la ville; ainsi, Toronto avec une population avoisinant 5,8 millions a 44 conseillers municipaux alors que Vancouver dont la population frise 2,4 millions, n'a que 10 conseillers municipaux.

Il est intéressant de comparer la ville de Laval qui a été fusionnée depuis plus de 25 ans et qui compte maintenant 400000 habitants avec Québec qui à été fusionnée en janvier 2002 et qui a une population actuelle de 511000 habitants pour voir leur type de gouvernance. Laval n'a pas d'arrondissement et a seulement 21 conseillers municipaux alors que Québec doit compter sur des arrondissements, des villes défusionnées (par exemple, Ancienne-Laurette et St-Augustin-de-Desmaures) et 28 conseillers pour représenter sa population. On comprend le net avantage de Laval sur Québec et on comprend mieux pourquoi le maire Labeaume veut alléger la gouvernance politique de sa ville.

Lors d'un voyage d'études que j'ai fait aux État-Unis il y a quelques années, j'avais été frappée par le peu d'élus à Portland, Oregon et pourtant, cette ville de la côte ouest est un modèle de développement durable axé sur le transport actif et collectif et cela m'a amenée à réfléchir sur la " surgouvernance " dont la province de Québec est victime et l'urgence pour le gouvernement de statuer afin d'en améliorer le fonctionnement et la justification.

Au moment où la population du Québec a tous les outils nécessaires pour s'affranchir de la micro-gestion opérée par des représentants élus dans des municipalités de moins de mille habitants (un maire et six élus ) et où la base politique municipale sert de relais pour l'organisation des élections provinciales et fédérales, il me semble qu'il serait utile de dépolitiser le milieu municipal pour qu'on abaisse le nombre de petites municipalités et qu'en même temps, on permette aux grandes villes fusionnées de choisir la gouvernance optimale leur permettant de créer de la richesse et non pas de la zizanie. Je ne doute pas que la réduction du nombre d'élus serait le premier pas dans la bonne direction.

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22 août 2011 -- Hommage à Jack Layton

Jack Layton, décédé le 22 août 2011 des suites d'un cancer généralisé nous laisse tous un peu orphelin car cet homme avait le don de faire de la politique de manière élégante, sans hausser le ton, en se mettant à la place des petites gens qui travaillent dur pour élever leur famille et en défendant leur point de vue au sein du Parlement du Canada. Ce n'est pas pour rien qu'on l'appelait le « Jack », par son prénom plutôt que par son nom de famille. Il avait le don d'entrer en contact avec tous et chacun avec son sourire franc, sa poignée de main vigoureuse, bref, c'était un charmeur né et sa dernière campagne électorale l'a couronné chef de l'opposition officielle alors que le NPD a détrôné sans ménagement le Bloc Québécois et le parti libéral du Canada avec comme seule arme son bagout de socialiste, sa personnalité chaleureuse et ses contacts auprès des élus municipaux du temps où il présidait aux destinées de la Fédération Canadienne des Municipalités.

Jack Layton, un autre québécois de souche (natif d'Hudson) qui aura fait sa marque sur la scène politique canadienne sauf que, dans son cas, il a influencé de façon tangible la manière de faire une campagne électorale. À peine quelques mois après avoir subi des traitements de chimiothérapie pour son cancer de la prostate et, comble de malheur, s'être fracturé une hanche, il s'est mis à faire campagne avec une cane utilisée parfois comme une baguette magique, parfois, comme un trophée et la plupart du temps, pour montrer aux électeurs que, même lorsque la maladie frappe, on peut lui faire un pied de nez et célébrer la vie dans tout ce qu'elle a de plus improbable jusqu'au dernier souffle.

Jack Layton nous a montré le courage de vivre ses rêves les plus fous et dans sa foulée, soulever l'enthousiasme des citoyens qui ont cru dans son message, donner un formidable élan au Nouveau Parti démocratique, un nouvel espoir pour toutes les personnes qui ont soif de justice dans ce pays et qui croient, grâce à lui, qu'on peut faire de la politique tout en étant vrai, sans faire de compromis. Adieu Jack!

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10 août 2011 -- De l'incapacité à ne rien faire ou pourquoi je m'active pendant l'été?

Certains pourraient croire que je tente de me rendre indispensable en restant à balconville pendant les vacances estivales mais c'est invariablement le moment que choisissent mes électeurs pour me mettre au parfum des situations problématiques qui, tout à coup, prennent de l'ampleur alors même que la ville marche au ralenti et qu'un fonctionnaire sur deux laisse un message d'absence lorsqu'on tente d'entrer en contact avec lui. Cet été est particulièrement fertile en rebondissements pour la variété des sujets qui m'ont été soumis par les citoyens à commencer par les pluies diluviennes qui ont endommagés plusieurs résidences de la rue Taylor au début juillet. Au même moment, j'ai dû composer avec la grogne de citoyens incommodés par le bruit du BluesFest sur les plaines Le Breton à Ottawa.

Puis, avec les travaux d'infrastructures très présents dans le district, viennent les questions sur les différents aspects du chantier : comment se fait-il que je n'aie pas été informé de la coupure d'eau? Pourquoi m'a-t-on donné une contravention alors qu'on m'avait indiqué que ma voiture ne dérangeait pas à cet endroit? Les poubelles n'ont pas été ramassées depuis un mois car la rue est bloquée à cause des travaux. Que puis-je faire pour qu'on me livre mon courrier? Le facteur refuse de venir de peur se blesser . Est-ce que ma rue va devenir sens unique une fois les travaux terminés? On nous a promis des plantations d'arbres, qu'est-ce qu'on attend ?

L'été étant une saison très courte au Québec, nous devons condenser en quelques semaines ce qui, sous d'autres cieux, prendrait souvent plusieurs mois à réaliser. J'en veux pour preuve la réalisation d'un nouveau jardin communautaire qui aurait dû être prêt au début de la saison de culture mais qui, hélas, n'a toujours pas été complété car, les vacances de la construction obligent l'arrêt des travaux… Puis, il y a aussi un groupe de citoyens que j'avaient consultés au printemps, pour l'aménagement de leur parc de voisinage au coin de Pharand et de la Coopération qui voulaient connaître la date de l'aménagement de celui-ci alors que l'appel d'offres a été octroyé le 6 juillet in extremis avant que l'appareil municipal s'arrête pour la pause estivale…

Il y a aussi, bien sûr, les gens qui nous rencontrent lors des manifestations culturelles en plein air et en profitent pour nous demander une rencontre à leur domicile sur un dossier qui " traîne depuis plusieurs années " et que l'on n'a pas encore réussi à régler ou encore le cas de nouveaux propriétaires qui viennent de s'installer dans votre circonscription suite à un déménagement et qui prennent la ruelle pour ce qu'elle n'est pas, soit leur espace de stationnement! Bref, je ne chôme pas pendant la canicule car c'est un moment tout désigné pour me remettre en contact avec les citoyens que je représente dans un contexte différent; en effet, parce que je me promène à vélo, je suis très accessible et les personnes en profitent pour me saluer ou me faire part de leur point de vue sur les questions qui touchent la ville et son administration. Je prend le pouls de mon monde et j'aime ça!

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2 juillet 2011 -- Colloque sur la révision du schéma d'aménagement de Gatineau!

Le 17 juin dernier, la ville de Gatineau proposait un colloque sur les défis et enjeux du renouvellement du schéma d'aménagement qui doit voir le jour en septembre 2013.

Cent quatre-vingt personnes y ont participé. Il faut dire que les conférenciers invités ont su nous faire réfléchir et ont contribué au succès retentissant de l'événement. Tout d'abord, Madame Jonca-Adenot qui a dirigé l'Agence Métropolitaine de Transport et qui enseigne maintenant en études urbaines à l'université de Montréal nous a brossé le portrait du développement des villes qui se sont adaptées au fil des siècles à partir des moyens de transport disponible pour faire du commerce. Ce fut longtemps le rôle des cours d'eau d'assurer les échanges économiques entre les premières nations et les colons français au Québec.

Vers 1850, la locomotive devient le moyen privilégié pour développer l'économie industrielle et les gares de chemin de fer participent à la densification du milieu urbain. Avec l'arrivée de l'automobile, la ségrégation entre milieu de travail et milieu de vie s'accentue avec la banlieue pavillonnaire et consacre la séparation entre les différentes fonctions (industrielle, commerciale, résidentielle) de la ville.

Aujourd'hui, nous savons que cette façon de planifier le développement de nos villes est insoutenable au plan environnemental; 40% des gaz à effet de serre sont provoqués par les déplacements automobiles des banlieusards qui vont travailler au cœur du centre-ville. À Gatineau, 48% des ménages possèdent deux autos et plus. De même, en construisant des quartiers à faible densité, nous consommons beaucoup de territoire ce qui pourrait menacer la mise en valeur de notre territoire agricole de même qu'alourdir le fardeau du maintien et de la remise en état de nos infrastructures sur un nombre restreint de payeurs de taxes.

Le schéma d'aménagement est l'outil par excellence pour déterminer les défis auxquels la ville de Gatineau doit s'attaquer soit celui de la densification et la création de quartiers plus compacts, de véritables milieux de vie afin de développer la mobilité durable. Pour y arriver, nous devons prendre conscience des changements de paradigmes auxquels nous seront confrontés pour atteindre cet objectif ; les choix de société que nous nous apprêtons à faire exigeront une grande discipline de la part des citoyens autant que de leurs élus et une grande mobilisation de tous les acteurs en présence y compris les gouvernements supérieurs, la société civile et les entreprises privées.

Parce que Gatineau a la chance de faire partie d'une région métropolitaine de plus d'un million de personnes, il est urgent de trouver des moyens créatifs pour tenir compte de notre situation frontalière tout en coopérant avec la ville et province voisine pour harmoniser notre vision de ce qu'est la mobilité durable. Il faudra s'asseoir à la même table afin d'éviter les dédoublements, choisir des indices de performance qu'on vive d'un côté ou de l'autre de la rivière des Outaouais afin de maintenir la qualité de l'air, de l'eau, des espaces verts, des milieux humides, des boisés qui contribuent fortement à l'attractivité de notre région. Il faudra choisir ensemble des indices de performance démontrant notre sérieux au chapitre de la mobilité durable afin de conserver notre compétitivité par rapport à d'autres régions du monde. J'en donne ici quelques exemples : la baisse de 25% des îlôts de chaleur sur une période de dix ans : de même, une baisse de 20% des GES; 30% moins de kilomètres par voiture; réduction de 20% du nombre d'autos en milieu urbain; augmentation de 20 à 30% d'espaces verts, etc.

La mobilité durable passe par les déplacements doux comme la marche et le vélo mais aussi par le transport collectif, l'auto-partage, le co-voiturage. Nous avons beaucoup de travail de sensibilisation auprès de notre population mais aussi auprès des différents gouvernements et ils sont très nombreux dans la région afin de convaincre tout ce beau monde de la nécessité d'agir maintenant pour préserver notre avenir.

Pour accéder aux présentations faites lors du colloque, de même qu'à la webdiffusion de l'intervention de Laure Warridel, co-fondatrice avec Steven Guilbault d'Équiterre, allez sur le site internet de la ville de Gatineau www.gatineau.ca Cliquez ensuite sur l'onglet " guichet municipal " et allez sur " urbanisme et habitation " Sous l'onglet " plus de renseignements ", cliquez sur " révision du schéma d'aménagement et de développement " cliquez enfin sur " colloque " pour avoir accès aux présentations.

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24 mai 2011 -- La démocratie s'apprend quand on est jeune!

Au début de mai, j'ai participé au projet " Les jeunes et la ville " impliquant la commission Jeunesse de la ville de Gatineau afin de présenter le rôle d'un conseiller municipal à des étudiants de quatrième année du secondaire à l'école de l'Île située au coin des rues St-Rédempteur et Sacré-Cœur. Cette présentation s'est faite dans le cadre d'un cours de morale et éthique. Belle coïncidence, n'est-ce pas?

J'étais accompagné d'un jeune homme qui participe à la commission Jeunesse et qui a expliqué rapidement les avantages d'en faire partie, notamment faire connaître l'opinion des jeunes sur différents dossiers qui les concernent et présenter des projets concrets de financement pour améliorer la qualité de vie de ceux-ci.

Pour ma part, j'ai présenté aux étudiants en quoi consiste le rôle d'un élu municipal à savoir un rôle de représentation des citoyens mais aussi un rôle de législateur soit de voter des règlements, d'adopter le budget et de s'assurer que celui-ci est bien dépensé. En effet, le Conseil parle par résolution et, un conseiller seul, n'a absolument aucun pouvoir. Il doit s'associer avec les membres du Conseil et les convaincre de son point de vue s'il veut faire avancer son agenda politique. Mais l'élu doit également façonner une vision commune avec ses collègues pour assurer le développement de sa ville.

Les jeunes étaient très attentifs et ont compris très rapidement les enjeux reliés à cette fonction; par exemple, favoriser l'intérêt particulier de son secteur au détriment de l'intérêt général et d'une vision grande ville. Un autre enjeu consiste à perdre le contrôle du niveau de service que le citoyen est prêt à soutenir financièrement par ses taxes et l'entretien des infrastructures qui laisse à désirer car cela exigerait un trop grand effort fiscal de la part des contribuables. La densification de l'habitat qui devient une nécessité mais, en même temps, un refus systématique du " pas dans ma cour " de la part des citoyens.

Le message que je leur ai transmis est de se renseigner, de s'impliquer afin de devenir des citoyens responsables et surtout d'entretenir un doute salutaire face aux différents médias car ils doivent se demander qui a intérêt à ce que l'information présentée soit perçue comme véridique et qui en est le principal bénéficiaire?

Quelques jours plus tard, les conseillers municipaux ont participé avec un groupe plus restreint d'étudiants (quelques-uns à leur dernière année du primaire) et la majorité provenant du secondaire à un caucus spécial du secteur Hull sur deux sujets qui ont eu l'heur de plaire aux jeunes soit le programme de surveillants de parc et la politique de tags et graffitis.

Le but de l'exercice était de faire partager à ces jeunes la manière d'aménager notre ville afin d'en améliorer la sécurité et la place faite aux adolescents dans nos lieux publics. Ils ont également participé aux présentations faites par le service des travaux publics, celui de la police ainsi que l'urbanisme.

En après-midi, ces jeunes ont assisté au caucus préparatoire où on a débattu avec vigueur la pertinence d'accorder ou non une dérogation mineure pour une habitation située dans le secteur de Masson-Angers. Bref, cette expérience aura permis à tous et chacun de se présenter sous son meilleur jour et de comprendre l'apport des fonctionnaires comme des élus au processus démocratique.

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30 avril 2011 -- Coup de Chapeau!

Alors que se termine le mois d’avril, il me vient à l’esprit qu’en plus d’être dédié à la société canadienne du cancer, le mois d’avril souligne la semaine des bénévoles. Ayant moi-même consacré quelques heures de bénévolat lors des journées de la jonquille, cela m’amène à vous faire part de ma réflexion à ce sujet car dans un monde de plus en plus individualiste, quelle serait notre qualité de vie sans l’apport extraordinaire des gens qui posent des gestes gratuits pour le bien-être de leur milieu ou tout simplement pour le plaisir de rendre service ou de se sentir utile.

Voyons un peu comment se reflète cette aptitude au bénévolat de différentes façons chez nous. Pensons tout d’abord aux nombreuses coopératives d’habitation qui ont vu le jour au début des années 80 sous l’impulsion de la Société Canadienne d’Hypothèque et de Logement. Celles-ci, de par leur vocation ont comme objectif de favoriser l’apport des membres à la bonne marche de leur institution par leur contribution bénévole au conseil d’administration, aux nombreuses corvées liées à l’entretien intérieur ou extérieur des lieux tout en permettant une interaction sociale entre les membres. Le système coopératif est un creuset naturel de la participation bénévole et, par association, à la participation citoyenne. Vous ne serez pas surpris si je vous dis que l’ancien maire, Michel Légère et le maire actuel, Marc Bureau ont tous deux été membres de coopératives d’habitation à Hull dans leur passé avant de s’impliquer activement en politique.

L’Écho-hop, journal de la confédération québécoise des coopératives d’habitation dans son édition hiver 2011 souligne le travail bénévole de plusieurs de ses membres et, comme par hasard, plusieurs résident dans le district de Hull-Val-Tétreau. Il s’agit de Madame Rachel Gaudreau, de la coopérative Saint-Louis, rue de la Coopération, Madame Carmen Tarta de la coopérative du Ruisseau, rue Adélard-Beauchamp ainsi que Madame Ann François et Jean-Charles Pagé de la Coopérative Val-Tétreau, soit l’ancienne école du Haut, rue Bégin.

D’autres s’impliquent via des associations de résidants : pensons à celle regroupant celle des Jardins Taché présidée par Éric Sévigny ou celle de l’Île de Hull dont François Zarraga préside les destinées. Ces associations font toute la différence quand il s’agit de mobiliser les gens autour d’une question, par exemple le ruisseau Moore ou encore une épicerie dans l’Île. À leur tour, ils créent d’autres organismes pour répondre à d’autres besoins : création de jardins communautaires, fête des semences bio-équitables, Grande Tablée, journal Le Raconteur, etc.

Mais en dehors de ce type de bénévolat presque institutionnalisé, on retrouve également un autre genre de bénévole plus solitaire qui n’est affilié pour ainsi dire à aucun groupe mais dont le ressort interne le place dans une catégorie à part car pour cette personne, le bénévolat devient pratiquement un mode de vie.

J’en veux pour preuve deux exemples patents dont je peux témoigner et profiter de ce blogue pour leur rendre hommage. Tout d’abord, Marguerite, qui, à tous les jeudis, prend sa voiture pour aller à la Piéta où elle fait de l’artisanat afin de rendre la vie plus belle aux pensionnaires de cette institution. Elle vit seule, rue De Lanaudière et avec 88 printemps à son actif, qui s’attendrait à une telle vitalité de sa part mais c’est pourtant le cas. Je pense à René Martin résidant au coin de Papineau et Notre-Dame-de-lÎle. Cette personne fleurit les parterres des gens de sa rue et des alentours. Il tond la pelouse des aînés qui n’ont plus la force de le faire par eux-mêmes. Il décore de lumières de Nöel les arbres de la rue. Bref, c’est un ange.

Il est venu dernièrement au bureau pour me demander une lettre attestant qu’il avait la permission de la ville afin de nettoyer des tags faits par des voyous car il craignait d’être pris pour l’un d’eux si la police venait à l’interpeller. Il m’a montré fièrement sa facture provenant d’une quincaillerie pour l’achat de produits nettoyants. Alors, j’ai rédigé la lettre demandée avec ma signature au bas afin qu’on ne le prenne pas pour un malfaiteur. Non, bien au contraire, s’i y avait plus de gens tels que vous le monde ne s’en porterait que mieux. Merci pour tous vos bienfaits, chers bénévoles!

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24 mars 2011 -- La rue Montcalm se refait une beauté!

D'ici la fin du mois de mars, le contrat de réfection de la rue Montcalm entre les rues Papineau et Wright devrait être voté par le comité exécutif. On s'attend à ce que les travaux de remplacement de l'aqueduc et des égouts soit complétés pour le 31 octobre 2011 car ce projet fait partie du programme d'infrastructures Canada-Québec qui a été reconduit jusqu'à cette date.

Cette première phase des travaux sera suivie d'un aménagement urbain de très grande qualité et fera l'objet d'un deuxième appel d'offres public. Rappelons-nous qu'à l'hiver 2010, le projet de réaménagement de la rue Montcalm a fait l'objet d'une consultation publique pour valider le concept auprès de la population. Le rapport de consultation mentionnait que les citoyens désiraient une piste cyclable du côté sud de la rue et cette suggestion sera incorporée dans la deuxième phase des travaux prévus soit à l'automne 2011 ou, au plus tard, au printemps 2012.

Il va sans dire que résidants, travailleurs et commerçants auront à vivre certains inconvénients : soit des sections de rues bloquées ou encore des coupures d'eau potable, l'absence d'accès à leur propriété, des lignes d'autobus déviées de leur cours normal, bref, tous les types de nuisances associées à la construction de voies publiques. Il faudra compter sur des problèmes accrus en ce qui a trait au stationnement pour les nombreux commerces qui ont pignon sur rue à cet endroit.

Les citoyens directement touchés peuvent être assurés qu'une rencontre avant le début des travaux les informera de toutes les questions qui les concernent et leur offrira les coordonnées des personnes en charge du projet pour les accompagner dans leurs démarches, le cas échéant.

Comme élue, je serai disponible pour vous représenter pendant cet épisode intense de travaux de voirie mais je sais que l'administration municipale a l'expertise et le savoir-faire pour limiter les désagréments d'un tel chantier.

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24 février 2011 -- La soirée des Oscars : la fête annuelle du cinéma!

Le film Incendies du réalisateur québécois, Denis Villeneuve

Cette année, j'aurai une raison supplémentaire de regarder la soirée des Oscars qui sera présentée dimanche soir. En effet, le film Incendies du réalisateur québécois, Denis Villeneuve est en lice dans la catégorie du meilleur film étranger.

Je dois dire qu'au départ, j'avais l'intention de ne pas visionner ce film à cause de la réputation faite aux films d'auteurs qui, trop souvent, ont la réputation d'être incompréhensibles, sans début ni fin et de ne pas se soucier de leur public potentiel…

Heureusement, au cours d'une discussion à bâtons rompus avec une très grande amie où le sujet de ce film a été abordé, celle-ci m'a convaincue de la très grande qualité du scénario et de la réalisation et m'a incitée à juger par moi-même en allant voir le film.

Incendies n'est pas un film facile pour le spectateur. Le décor, un amas de pierres blanches inondées de soleil et la langue parlée, l'arabe sans sous-titres, au début du récit nous projettent dans un univers singulier très différent de l'expérience à laquelle on s'attend d'un film " québécois ". C'est le dépaysement total.

Pour apprécier à sa juste valeur le travail du réalisateur, il faut se montrer patient et attentif du début à la fin car l'histoire qui se déroule sous nos yeux a des codes culturels qui nous sont étrangers.Cependant, le scénario nous tient en haleine car nous voulons savoir si les enfants vont réussir à retrouver leur père et leur frère.

Plus encore, ce film apporte une réflexion sur la puissance de l'amour et du pardon pour contrer la dureté du monde. Ne serait-ce que par son message, le film apporte un regard neuf sur les liens familiaux dans un contexte de guerre entre clans.

Je souhaite que le travail de Denis Villeneuve soit reconnu comme meilleur film étranger lors de la soirée des Oscars et je serai sur le bout de ma chaise lors du dévoilement du gagnant!

Si vous êtes cinéphile, vous aussi, ne manquez pas The King's Speech avec Colin Firth qui devrait obtenir l'Oscar du meilleur rôle masculin ou encore Barney's Version avec Paul Giametti qui lui aussi offre une performance époustouflante dans ce film tiré d'une œuvre de Mordecai Ritchler. A moins que vous préfériez 127 Hours avec James Franco dans le rôle titre. Ce film relate un fait vécu où un jeune homme fou de l'escalade se retrouve dans le Grand Canyon et a un accident qui met en danger sa vie. Ce film plein d'espoir nous raconte comment l'esprit humain peut triompher des pires situations et nous fait vivre les 127 heures en accéléré. Bon cinéma!

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1 février 2011 -- Ma participation à Huis Clos à Télé-Québec

Le 28 janvier dernier, l'émission Huis Clos à laquelle j'ai participé a été diffusée sur les ondes de Télé-Québec. La particularité de cette émission d'affaires publiques réside dans le fait que les participants, provenant de différentes régions du Québec ne connaissent pas le sujet à débattre avant d'entrer en studio. L'animatrice, Claire Lamarche a beaucoup d'expérience dans ce domaine et nous nous sentions en confiance face à l'animatrice.

Signe des temps, l'émission est produite dans les locaux de Télé-Québec mais par une boîte de production privée, dans ce cas-ci il s'agit de Blimpt productions. Le sujet sur lequel nous avions à nous prononcer consistait à dire si nous étions favorables ou non à ce que les fonctionnaires montrent des signes ostensibles religieux dans le cadre de la prestation de service qu'ils rendent aux citoyens. Ce sujet est venu sur le tapis suite à la proposition du parti québécois de légiférer (s'ils obtiennent le pouvoir) pour empêcher toute expression religieuse dans l'exercice des fonctions de l'état. Ceci revient à dire que l'espace civique serait exempt de tout symbole religieux, quel qu'il soit.

De plus, on faisait référence à un sondage par lequel 57% des québécois seraient favorables à la laïcisation de l'état. Pour ma part, j'ai indiqué tout de go que j'étais contre une telle législation. Pourquoi? Selon moi, nous vivons dans une société pluraliste où les différences culturelles et le métissage offrent des contrastes entre les coutumes des québécois de souche et les vagues successives d'immigrants qui se sont succédées chez nous depuis la conquête de 1760. Anglais, irlandais et écossais dans un premier temps sont venus s'installer. Puis, après la première guerre mondiale et la deuxième, ensuite, une série d'immigrants provenant d'Europe , polonais, italiens, grecs, portuguais qui fuyaient la pauvreté et venaient recommencer leur vie chez nous. Puis, vinrent les " boat people " du Viet-Nam, les chiliens, nicaraguayiens , haïtiens se sauvant des dictatures.

Vers la fin des années 70, alors que certains pays émergents amélioraient leur sort, les plus riches d'entr'eux ont émigré au Canada afin de surmultiplier leur niveau de vie , du moins celui de leurs enfants qui pourraient prospérer dans une terre nouvelle … C'est à ce moment que les immigrants sikhs, pakistanais, hindous, libanais, somaliens et chinois ont pris racine dans notre pays car ils y ont vu de multiples possibilités entreprenariales de même qu'une grande liberté qu'on ne retrouve que dans les pays neufs où la démocratie est synonyme de paix et où les codes de conduite sont suffisamment souples pour que chacun y trouve son compte.

Remarquez aussi que ces vagues d'immigration doivent beaucoup à l'instabilité des guerres successives dans plusieurs parties du monde : slovaques, rwandais, iraniens, irakiens et plus spécifiquement des musulmans de l'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient.

Bref, si tous ces gens ont choisi le Québec ou le Canada pour s'y établir, c'est qu'ils perçoivent que nous les accueillerons à bras ouverts afin qu'ils contribuent à la prospérité de leur terre d'accueil tout en jouissant d'une grande liberté de pensée et d'action pour le développement de leur personne. N'oublions pas aussi que si nous voulons conserver notre niveau de vie actuel et avec le départ des baby boomers du marché du travail, ces immigrants sont absolument indispensables pour continuer à faire rouler notre économie et offrir des services aux personnes vieillissantes.

De même, notre fonction publique doit refléter la diversité sociale des citoyens qui la composent afin de maintenir la confiance dans nos institutions. La charte des droits et libertés de la personne est enchâssée dans notre Constitution et c'est un élément incontournable de la popularité du Canada auprès de ceux et celles qui aspirent à devenir canadiens en émigrant ici.

Le Québec, de par sa situation minoritaire au Canada, comprend la situation des immigrants lorsqu'ils arrivent chez nous car ils comprennent le désir de ceux-ci de conserver leurs us et coutumes tout comme les québécois lorsqu'ils furent colonisés par la Grande-Bretagne. C'est certainement pourquoi nous sommes particulièrement tolérants des différences linguistiques, religieuses ou autre car nous avons connu cela…

Vivre et laisser vivre, voilà ce à quoi nous aspirons tous que nous portions une croix au cou, un kirpan à la ceinture ou un foulard pour cacher nos cheveux. Cultivons cette tolérance envers ces gens qui viennent chez nous mais faisons plus encore, valorisons ces différences individuelles car elles sont le gage d'une démocratie renouvelée.

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3 janvier 2011 -- Quel bilan pour 2010?

Alors qu'il ne reste quelques heures avant de tourner la page sur 2010, il est important de faire le point sur les événements qui nous ont marqués et sur les leçons que nous pouvons en tirer pour l'année qui vient.

Au plan international, notons les changements climatiques qui prennent une part de plus en plus grande de l'actualité : inondations à répétition, écarts extrêmes de température, trafic aérien paralysé soit par les cendres d'un volcan ou soit par des chutes de neige ou du verglas… Bref, la nature se déchaîne à qui mieux mieux et personne ne peut prédire où et quand elle fera des siennes à nouveau. Cela a comme conséquence une grande instabilité au plan du commerce mais aussi au chapitre du tourisme et de l'agriculture.

Bien que l'on parle de la planète terre en termes de " village global " depuis l'avènement des télécommunications et de l'internet , l'instantanéité de l'information ne garantit en rien ni sa véracité, ni sa prise en compte par ceux qui la reçoivent afin d'améliorer l'expérience humaine en relation avec ses semblables.

J'en veux pour preuve la situation post-électorale en Côte-d'Ivoire où l'ancien président Gbagbo refuse de quitter le pouvoir alors que son successeur, Ouattara, a bel et bien remporté l'élection au mois de novembre dernier. Bien que les états africains et la communauté internationale accordent leur appui au nouveau président Ouattara, Gbagbo menace de déclencher une guerre civile pour se maintenir en selle.

Ainsi, je trouve inconcevable qu'une telle situation perdure un mois après l'élection démocratique du nouveau président Ouattara. Serait-ce que la loi du plus fort l'emporte sur la société de droit? Au moment même où les projecteurs sont tournés vers la Côte-d'Ivoire, Gbagbo, au su et au vu de tous, continue de tricher et de mentir.

Dans un monde où l'information foisonne, l'éthique des dirigeants est le seul rempart contre l'arbitraire. Malheureusement, le niveau de confiance de la population envers ses élus est à toute fin pratique inexistant. 2010 nous a fourni plusieurs exemples de cette perte de confiance dans nos institutions : les syndicats, les conseillers financiers, les partis politiques, bref, tous ces groupes semblent défendre leurs propres intérêts plutôt que le bien commun. Il est donc urgent que les villes et l'ensemble des gouvernements se dotent d'un code d'éthique solide apte à redonner ses lettres de noblesse au service public sous peine de voir s'effriter encore plus notre système démocratique qui repose sur un projet de société partagé par l'ensemble des citoyens.

Quels projets retiendront notre attention à Gatineau en 2011?

Bien sûr, il faudra convaincre la grande majorité des élus que le projet de centre multifonctionnel en plein cœur du centre-ville est le premier jalon de la mise en œuvre du programme particulier d'urbanisme et qu'il aura un effet structurant de revitalisation pour deux immenses terrains sous-utilisés. Il faudra continuer à refaire les infrastructures, particulièrement la rue Montcalm en 2011 afin d'améliorer son désign pour les marcheurs et cyclistes.

De même, Gatineau devra se positionner sur la façon dont elle entend mettre en valeur ses déchets ultimes d'ici la fin de l'année. D'autre part, la ville consultera la population sur le schéma d'aménagement, la politique du patrimoine et la politique de l'arbre au cours de l'année.

Destination Gatineau qui a pour objectif d'animer les bords de la rivière Outaouais avec des attractions touristiques entre les chutes Chaudière et le pont Lady-Aberdeen devrait franchir la première étape soit une étude de pré-faisabilité d'ici l'été prochain. Après quoi, nous saurons mieux comment développer ce projet sur une base tangible.

Les travaux d'embellissement de la rue Jacques-Cartier devraient débuter au cours de 2011 une fois que les expropriations de terrains riverains seront complétées et que les études d'impact du ministère de l'Environnement et de Pêches et Océans auront été produites à la satisfaction de ceux-ci.

Enfin, bien que je n'aie pas réussi à faire inscrire au plan triennal des immobilisations le réaménagement du boulevard Alexandre-Taché entre Belleau et St-Dominique, je compte bien travailler de concert avec la Commission de la Capitale Nationale afin que celle-ci réduise de quatre à deux ses entrées et sorties du parc de Gatineau et rendent celles-ci plus sécuritaires en limitant les conflits potentiels entre piétons, cyclistes et véhicules. Sur ce, Bonne et Heureuse Année 2011!

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Denise Laferrière
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