Denise Laferrière


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1 décembre 2010 -- Rue Amherst : faut-il réécrire l’histoire?

Afin d’écrire cet article, j’ai tapé Amherst sur Google dans un premier temps : plusieurs pages font référence à des villes en Amérique du Nord soit en Nouvelle-Écosse, dans les Laurentides au Québec et plusieurs villes américaines. De même, plusieurs collèges, écoles, chambres de commerces, salons mortuaires, cliniques de dentistes et j’en passe sont apparus.

En spécifiant Jeffrey Amherst, là on accède à sa biographie. En effet, le général est connu comme celui qui a combattu pour le compte du roi d’Angleterre en Amérique du Nord d’abord en défaisant la France à Louisbourg et plus tard, en combattant le chef Pontiac qui était allié des français au fort Pitt (Pittsburgh). Il semble que le général aurait suggéré de décimer les indiens en leur fournissant des couvertures ayant appartenu à des malades souffrant de la variole. Plusieurs historiens considèrent cet acte malveillant comme la première tentative de guerre bactériologique au 18e siècle.

Impératif Français qui est un groupe de défense de la langue française en Outaouais demande depuis plusieurs mois au Conseil de Gatineau de changer le nom de la rue Amherst pour celui de Bernard Assiniwi, écrivain amérindien natif d’ici. On sait qu’une tentative du même genre a eu lieu à Montréal et que le Conseil ne s’est pas commis, préférant garder le statu quo.

À Gatineau, c’est le comité de toponymie qui propose des changements de noms de rues si c’est pour des raisons de sécurité que ceux-ci sont effectués. Par exemple, en cas de feu ou pour des véhicules d’urgence tels qu’ambulance et police, il est important que les noms de rue soient suffisamment différents et qu’ils ne portent pas à confusion afin d’éviter des drames.

Dans le cas de la rue Amherst, ce sont des raisons politiques provenant d’un groupe ciblé qui exige qu’on enlève le nom d’un assassin pour rendre hommage à un autochtone. Impératif Français harcèle les membres du Conseil depuis plusieurs mois avec une campagne de courriels à partir d’une lettre « type » exigeant le retrait du nom d’Amherst et son remplacement par celui de Bernard Assiniwi.

Si nous accordons au groupe ce qu’il désire, il y a fort à parier que d’autres noms qui ne plaisent pas à certains demandent à être rayés pour les mêmes raisons ou d’autres toutes aussi arbitraires.

Ainsi, il faudrait sûrement enlever le nom de McLaren dans le secteur de Buckingham sous prétexte que ce baron de la forêt aurait fait tuer deux travailleurs de son usine (Bélanger et Thériault) sous prétexte qu’ils voulaient y établir un syndicat.

Pour revenir à Amherst, il faut se rappeler que le code d’honneur qui accorde le respect au vaincu dans ce cas-ci la France fut établi par l’Angleterre à savoir permettre aux colons de la Nouvelle-France de conserver leur langue, leur religion et un état de droit fondé sur le code de Napoléon alors que l’Angleterre était régi par la « Common Law » et donc aurait dû normalement régir ses colonies de la même façon. La guerre de sept ans s’étant soldée par une victoire de l’Angleterre sur la France, les dirigeants militaires se sont montrés bons princes, cette attitude de fair play étant réservée aux seuls européens. En effet, les indigènes qui avaient supporté la France dans ses combats n’ont pas obtenu la même considération étant considérés comme des « sauvages », autrement dit, semblables à des bêtes ou des cancrelats à exterminer.

Il n’y a rien d’étonnant pour l’époque que ces indigènes aient été perçus comme des sous-hommes par les européens du 18e siècle. C’est pourquoi on ne peut refaire l’histoire avec notre lecture d’aujourd’hui et condamner a postiori les agissements de nos prédécesseurs. Peut-être aurions-nous été encore plus féroces qu’Amherst si nous avions vécu en son temps?

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1 novembre 2010 -- Revitalisation du centre-ville : prise 2

Depuis le 6 juillet dernier, au moment où le Conseil votait unanimement une réserve foncière pour le quadrilatère délimité par les rues Montcalm, Wellington, Eddy et Wright la construction d'un centre multifonctionnel semble diviser la population de Gatineau et le clivage entre les opposants, particulièrement les citoyens résidant à l'est de la rivière Gatineau monte en crescendo à mesure que les mois passent tandis que la majorité silencieuse ne s'exprime pas et reste tapie dans l'ombre.

Que s'est-il passé? D'abord parlons du concept de centre multifonctionnel : celui-ci a tout de suite été transformé par les media en projet d'aréna car ce vocabulaire est beaucoup plus simple à comprendre. Même le maire Bureau s'est laissé prendre au jeu en parlant de " Guertin " pour faire plus court. Cette appellation n'a fait qu'ajouter à la confusion ambiante surtout qu'un projet de rénovation et agrandissement de l'aréna Robert-Guertin était encore frais dans l'imaginaire des citoyens qui se rappelaient la présentation du petit-fils de Ed Brunet Construction qui se disait prêt à faire le travail pour 25 millions à l'automne 2008.

Pour brouiller encore plus les cartes, Brigil clamait sur tous les toits que pour 80 millions, il pouvait réaliser un centre de foires, deux glaces et même un hôtel assorti de milliers d'espaces de stationnement à la condition qu'on choisisse son terrain et que la ville finance allègrement le tout. Cependant, le principal critère soit que ce projet contribue à la revitalisation du centre-ville, écartait celui-ci d'emblée… d'autant plus qu'un tel projet irait à l'encontre de notre politique de développement durable surtout en favorisant les déplacements en voiture et en utilisant de manière extensive un terrain situé en zone inondable pour du stationnement.

Rappelons également que l'opposition au projet du centre multifonctionnel sur Montcalm a rallié à sa cause tout d'abord certains expropriés potentiels mais également les mordus du hockey qui tenaient mordicus à rester sur le même site tel un lieu de pèlerinage où la ferveur pour les Olympiques culmine de septembre à mai. Puis, nous avons eu droit à une pétition signée par plus de deux mille personnes et qui, lors du dernier Conseil, frisait les 5000 noms selon les dires du promoteur de celle-ci.

Bref, bien que notre service d'urbanisme, premier défenseur de l'option du centre multifonctionnel sur la rue Montcalm, ait préparé avec beaucoup de soin et de professionnalisme des arguments pour contrer les différents points de vue des opposants, et que lors de la soirée d'information publique 250 citoyens seulement se soient présentés afin d'en apprendre plus, l'opinion publique a continué de se déchaîner aidée en cela par la presse qui y trouvait son compte, pour dénoncer le projet et le manque de vision du Conseil.

Depuis que toute l'information entourant le dossier du centre multifonctionnel est publié sur le site internet de la ville de Gatineau, nous n'avons pas observé de changement notable dans les perceptions des citoyens. Ceci m'amène à croire que lorsqu'une personne s'est fait une opinion, il est très difficile de lui faire changer d'avis car l'émotion première l'emporte sur la raison. Ceci amène la polarisation actuelle au sein de la population car il est plus facile d'hurler avec les loups à partir des informations glanées ici et là que de prendre la peine de parcourir les documents sur le site officiel de la ville qui ont servi d'argumentaire au choix de la majorité du Conseil pour le centre multifonctionnel sur Montcalm.

Car enfin, ce projet est avant tout le premier jalon de la mise en œuvre du programme particulier d'urbanisme pour assurer la revitalisation du centre-ville; il permet la mise en valeur de deux terrains sous-utilisés servant essentiellement à du stationnement de surface. En libérant le site actuel de l'aréna Robert-Guertin, la ville pourra faire un appel d'offres public afin de redévelopper plus de 5 hectares en un écoquartier de 750 logements et exiger du promoteur choisi un devis de performance sophistiqué énergétique, du désign urbain et des modes de transport alternatif à la fine pointe du développement durable. Cet écoquartier deviendrait une vitrine des bonnes pratiques en matière d'urbanisme pour le XXIe siècle!

En contrepartie, le quadrilatère délimité par les rues Montcalm, Wellington, Eddy et Wright pourra accueillir le centre multifonctionnel qui, bien sûr, hébergera les Olympiques de Gatineau comme son locataire principal mais il sera utilisé pour y tenir des événements à caractère culturel, social, économique ou sportif qui feront rayonner Gatineau comme porte d'entrée de l'Amérique française. Plus encore, la création de deux places publiques, l'une pour marquer l'intersection de Montcalm et Wellington et l'autre qui utiliserait l'espace dégagé par une section piétonne sur Wellington entre St-Rédempteur et Eddy rendrait ce lieu tout désigné pour les grandes manifestations inhérentes à tout centre-ville soit des fêtes, festivals et animations de tout genre. Un tel lieu de rassemblement fait cruellement défaut au cœur du Vieux-Hull.

Bien que la rénovation de l'aréna actuel compte beaucoup d'adeptes selon le sondage de Segma Recherche car la population pense que c'est la solution la plus économique en apparence mais, en réalité, c'est la solution la plus coûteuse. Pourquoi? Parque nous ratons une opportunité extraordinaire de maximiser la valeur de ce terrain qui appartient actuellement à la ville et ne rapporte aucune taxe.

Dans cette optique de rénovation ou de construction neuve sur le site actuel, nous perdons la capacité de redévelopper ce terrain et de l'offrir aux promoteurs intéressés pour du développement domiciliaire à haute densité et un retour de taxes très important pour les soixante prochaines années sans compter la vente de ce terrain qui est deux fois plus grand que celui que nous voulons exproprier et qui pourrait financer l'emprunt nécessaire à la construction du centre multifonctionnel.

Nous avons la chance de faire d'une pierre deux coups avec ce projet car le premier but est de ramener des résidants au centre-ville et, en même temps, on embellit un site désolant soit le quadrilatère Montcalm, Wellington, Eddy et Wright où aucune construction nouvelle n'a vu le jour depuis plus de 25 ans. La venue d'un centre multifonctionnel et d'une place publique d'envergure à cet endroit redonnerait un sentiment de fierté et d'appartenance aux gatinois qui ne se demanderaient plus où est le centre-ville. Ils l'auraient trouvé.

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15 octobre 2010 -- Comment rendre Gatineau plus sécuritaire et conviviale pour les piétons?

Au cours du dernier mois, j'ai participé à plusieurs conférences, la première étant le rapport de mission du maire de Gatineau, de la première dirigeante de la CCN de même qu'un représentant de la ville d'Ottawa au colloque international VELOCITY disponible sur le cite web de la ville de Gatineau; la fondation Rues Principales organisait une journée de formation dont le thème portait sur l'aménagement des transports à laquelle j'ai aussi participé le 29 septembre dernier. Enfin, un architecte européen du nom de Gehl qui a œuvré longtemps pour la ville de Copenhague et qui est maintenant un consultant pour toutes les grandes villes du monde nous a partagé plusieurs de ses réflexions sur la façon de rendre les villes agréables.

Sans surprise, il nous a rappelé que ce qui intéresse le plus les êtres humains, c'est de partager un même espace avec d'autres humains et c'est là que les villes peuvent développer des lieux publics qui favorisent de tels échanges. À condition de ne pas être enfermé chacun dans une carcasse de métal (la voiture solo), nous pouvons multiplier les occasions de nous « reconnaître » en nous côtoyant sur la rue, que nous soyons jeune ou vieux, riche ou pauvre, blanc ou de couleur pour apprécier nos différences. Cette mixité sociale n'est possible qu'à travers des moyens de transport « doux » à l'échelle du piéton ou du cycliste car elle rend la personne plus consciente de sa vulnérabilité et donc de son besoin de collaborer avec ses semblables afin de partager un même espace pour s'y épanouir.

Historiquement, les villes médiévales européennes ont été conçues avec d'immenses places publiques et des ruelles très étroites les y menant pour y accomoder les chevaux tirant des charettes. La place publique servait de lieu de commerce mais on y trouvait aussi souvent tout autour, le pouvoir législatif, religieux qui y était pour ainsi dire concentré.

Nos villes nord-américaines reposent sur un tout autre postulat à savoir que les différentes fonctions d'une ville devraient être séparées. Cette façon d'imaginer la ville nous a amenés à créer la banlieue-dortoir qui consomme beaucoup d'espace car la maison unifamiliale y est reine alors que les emplois sont concentrés soit dans les parcs industriels, soit dans des centres commerciaux soit dans des édifices à bureaux. Dans ce type d'aménagement, l'automobile jouit de la primauté sur d'autres types de déplacement et monopolise les ressources financières pour continuer d'étendre ses tentacules parfois à plus de cent kilomètres à la ronde. Los Angeles représente l'exemple parfait de ce développement du « tout à l'auto ».

Gatineau, suite à la fusion, a hérité d'une forme allongée qui s'étire d'est en ouest sur soixante-cinq kilomètres. Copenhague, pour sa part mesure sept kilomètre et demi du pourtour jusqu'au centre ce qui favorise les déplacements à vélo et pied. Comment pouvons-nous améliorer la sécurité de nos déplacements ici? Par la technique des petits pas. À chaque fois que nous devons remplacer l'aqueduc et les égouts, profitons-en pour réaménager nos rues locales de façon à ce que le trottoir y soit plus large, en verdissant avec des plantations d'arbres et d'arbustes de telle sorte que la rue devienne plus étroite surtout aux intersections pour diminuer la largeur de rue que le piéton doit traverser. Pourquoi ne pas en profiter pour que celle-ci devienne à sens unique mais que les cyclistes puissent l'utiliser dans les deux sens? De telles mesures préférentielles donnent un message clair à l'automobiliste : il se doit de partager l'espace avec d'autres utilisateurs.

Des mesures de réduction de la vitesse sont déjà en place près des écoles et des parcs soit du trente kilomètres/heure mais force est de constater que celles-ci sont loin d'être respectées; ceci amène les parents à transporter leur enfant en voiture causant par le fait même encore plus de trafic aux abords de l'école et plus de risques d'accidents. De plus, l'enfant se sent craintif face à l'inconnu puisqu'il ne peut pas maîtriser le chemin qui le conduit à l'école. S'ensuit chez l'enfant un sentiment d'anxiété et aussi un manque d'exercice qui conduit à de l'embonpoint.

Il est prouvé qu'à vitesse élevée, le danger de blessures graves augmente. À 30 km/h, si un piéton se fait frapper, cela équivaut à une chute d'un premier étage. À 40 km/h, cela se compare à une chute d'un 3e étage alors que si le véhicule roule à 50 km/h, cela représente une chute d'un cinquième étage. Il nous apparaît donc primordial que si la ville veut encourager les transports actifs, nous devons réduire la vitesse dans les rues locales à 40km/h dans un premier temps comme c'est déjà le cas à Montréal et qu'en plus, nous profitions des travaux de remplacement des utilités publiques pour mettre en place des mesures efficaces d'atténuation de vitesse.

Il existe différents types d'atténuation de vitesse tels que des dos d'âne, courts ou allongés, des ronds points de différentes tailles qui ont fait leurs preuves autant dans les grandes villes que dans les petites municipalités.

Chez nous, à Gatineau, de telles mesures sont déjà présentes dans certains secteurs mais malheureusement, je n'ai toujours pas réussi à en justifier l'installation dans mon district électoral. Je le déplore car c'est une question de sécurité.

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15 septembre 2010 -- Le Ruisseau Moore, un milieu naturel à protéger pour la ville de Gatineau

Au cours des derniers jours, on a beaucoup parlé du rôle de la rivière Outaouais comme lien entre Ottawa et Gatineau mais aussi comme frontière entre deux provinces et une autoroute fluviale depuis des centaines d'années pour les Amérindiens sans parler de son rôle capital pour le développement de l'industrie du bois chez nous.

Pour notre ville, la qualité de l'eau que nous y puisons est de première importance pour le bien-être de notre population mais cela est encore plus crucial pour la qualité de vie des résidants. On sait que toutes les grandes villes du monde sont situées à proximité d'un cours d'eau et l'accès à cette ressource est très prisée pour les possibilités qu'elle recèle au chapitre des loisirs et du plein air.

Aujourd'hui, je veux vous parler du ruisseau Moore qui est un affluent de la rivière Outaouais. Celui-ci a fait l'objet d'une étude de caractérisation du milieu suite à une demande de l'Association des Résidants des Jardins Taché qui s'inquiétait des conséquences du développement immobilier très rapide à son pourtour.

On y apprend que le ruisseau Moore prend sa source dans sa branche nord dans la forêt Boucher et qu'il se ramifie dans sa branche sud avant de devenir un seul cours d'eau un peu avant d'être canalisé pour traverser le boulevard St-Raymond. Il réapparaît derrière le centre de détention de Hull où on a construit une digue immense afin d'éviter les débordements de son lit qui avaient causés beaucoup de dégâts dans les dernières années de l'ex-ville de Hull aux résidences le long de son parcours. On retrouve le ruisseau à son état naturel entre la rue Moncion et Joseph-Baker puis, il est de nouveau canalisé pour traverser Alexandre-Taché jusqu'à son embouchure à la hauteur du parc Brébeuf.

On comprend pourquoi cet endroit a été choisi afin de ne pas nuire à la qualité de l'eau de baignade du parc Moussette car si son embouchure avait été planifiée plus en amont, les matières en suspension, les coliformes fécaux et le taux de phosphore qu'on y retrouve après un épisode de pluie rendraient impossible cette activité à cet endroit. Depuis quelques années, on note un problème préoccupant soit la prolifération de fientes de bernaches qui y ont élu domicile et ne quittent plus l'endroit l'hiver venu. Ce changement récent pourrait avoir des conséquences négatives pour la baignade mais là n'est pas notre propos. On en reparlera dans un autre texte…

Ce que nous retenons de cette étude de caractérisation, c'est que le ruisseau subit beaucoup de pression depuis que les développements domiciliaires se multiplient comme des champignons et que notre façon d'imperméabiliser une très grande part des surfaces allouées au développement résidentiel font que l'eau a tendance à ruisseler rapidement vers le ruisseau; que l'eau est fortement chargée de matières en suspension et augmente la charge de sédiments qui sont déposés dans son lit. Ceci a pour conséquence de nuire à la faune aquatique, de favoriser l'érosion des berges. Pour résumer, le ruisseau Moore est sérieusement amoché. Que pouvons-nous faire pour renverser la vapeur?

Tout d'abord, il faut prendre conscience qu'il faut changer nos méthodes de développement afin de mieux prendre en compte ce milieu naturel fragile. Comment?

Voici les recommandations formulées par les chercheurs :

  1. Obliger les entrepreneurs à fournir un plan de gestion de l'érosion avant que tout travail d'excavation ne débute et en assurer le suivi.
  2. Exiger que le développement urbain soit basé sur une approche de gestion écologique des eaux pluviales dans l'optique de diminuer au maximum possible le ruissellement de surface.
  3. Les talus et ponceaux devraient être stabilisés à l'aide de matelas anti-érosion (ou de cellules alvéolaires) et revégétalisées dans le but de limiter les apports en matières en suspension et en nutriments vers le cours d'eau.
  4. Revégétaliser au maximum les talus du fossé à l'intersection des chemins Pink et Vanier.
  5. Limiter l'utilisation des sels déglaçants et d'abrasifs à cette même intersection tout en assurant la sécurité des automobilistes.
  6. Procéder au nettoyage du ruisseau Moore en éliminant les embâcles de débris ligneux entravant l'écoulement normal des eaux en procédant de l'amont vers l'aval.
  7. Procéder à une étude de l'hydrodynamique fluviale du ruisseau Moore afin d'aménager des bassins dans ses méandres pour en ralentir les vitesses d'écoulement et réduire l'érosion des berges.

La prochaine étape consiste à présenter le rapport à la commission de l'environnement et en accepter les principales recommandations.

De mon côté, je compte déposer les principales recommandations du rapport au prochain comité consultatif d'urbanisme afin que nous examinions les deux premières recommandations dans l'optique de ce que les américains appellent du " Low Inpact Development " afin de réduire les risques d'érosion sur les chantiers de construction mais surtout, il faudra rapidement changer nos règlements afin de tenir compte de la fragilité de ce milieu exceptionnel que représente le ruisseau Moore pour notre avenir.

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12 août 2010 -- L'aréna Guertin

Pourquoi faut-il rapprocher le centre multifonctionnel (incluant l'aréna Guertin) au cœur du centre-ville?

Depuis que le conseil municipal a enregistré une réserve foncière le 6 juillet dernier pour toutes les propriétés situées à l'intérieur du quadrilatère formé par les rues Montcalm, Wellington, Eddy et Wright, permettant de geler toute transaction pour une période de deux ans afin de permettre la construction d'un centre multifonctionnel, plusieurs intervenants clament haut et fort que nous faisons une erreur monumentale en procédant avec ce projet.

Voyons les arguments de nos détracteurs afin de voir si cela tient la route.

Le site actuel est optimal car il possède un nombre suffisant de stationnements.

Pas de doute, en effet, que le site est sous utilisé par rapport à sa localisation. Le jour, il sert principalement de parc-o-bus et lorsque l'aréna présente des matchs de hockey, il est utilisé à pleine capacité pour les mêmes fonctions. Or, sa localisation près de l'autoroute 50 en ferait un lieu résidentiel de très grande qualité pour qui travaille soit au centre-ville, soit dans le secteur d'Aylmer, de Gatineau ou d'Ottawa. La présence d'un plan d'eau, le ruisseau de la Brasserie, en fait un lieu d'habitation encore plus recherché car la proximité de la nature est un élément-clé de vente. De plus, parce que la ville est propriétaire du terrain, elle peut dicter le type de développement qu'elle désire (mixité sociale, qualité de l'architecture, concept LEED, haute densité) de telle sorte qu'à terme, on pourrait y installer quelques 700 logements ce qui permettrait probablement d'y inclure le projet d'épicerie communautaire de l'Île qui viendrait s'y greffer tout naturellement et pour cause car l'augmentation du nombre de résidants justifierait sa mise en œuvre.

Brunet proposait un aréna de 5000 places pour 28 M; la ville n'a qu'à faire un appel d'offres.

Rappelons que cette proposition datant de 2008 par le constructeur Brunet provenait du privé et que tous les risques étaient assumés par la ville alors que les profits revenaient aux Olympiques. Le gouvernement du Québec avait refusé le partenariat public-privé spécifique à l'aréna Guertin sous prétexte qu'il n'y avait pas eu d'appel d'offres mais, du même coup, s'était montré favorable a un autre projet semblable impliquant la commission scolaire des Draveurs, la ville de Gatineau et le privé dans un projet de deux glaces et un terrain de soccer intérieur à l'école secondaire Nicolas-Gatineau.

Qu'aurions-nous à gagner en 2010 si Gatineau allait en soumissions publiques pour la rénovation et l'agrandissement de Guertin? Le processus d'appel d'offres en lui-même ferait gonfler la facture d'un minimum de 30% amenant le projet à 40M$ sans offrir de plus value pour la revitalisation du centre-ville parce que le site actuel est trop éloigné du pôle ludique de la rue Laval et ne pourrait aucunement contribuer à faire de la rue Montcalm, un pôle culturel d'envergure tel qu'indiqué dans le programme particulier d'urbanisme.

Gilles Desjardins du groupe Brigil vante son terrain de la rue St-Louis pour y établir l'aréna.

La proposition de Brigil répond à des critères de développement des années 50. Tout est fait en fonction de la voiture. Elle provient d'une entreprise privée et bénéficierait uniquement à celle-ci. Comment la ville pourrait-elle privilégier cet homme d'affaires au détriment de tous les autres alors que la transparence doit primer. La ville doit-elle se faire dicter par les promoteurs comment développer son territoire? Selon moi, c'est le rôle des élus d'établir là où nous privilégions les développements à venir. Nous devons avoir une vision claire de ce que nous voulons accomplir et le réaliser.

Le Conseil manque de vision en rapprochant le centre multifonctionnel du cœur.

Au contraire, c'est pour mettre en œuvre le programme particulier d'urbanisme du centre-ville qui établit la rue Montcalm comme le pôle culturel du centre-ville que nous avons besoin d'une telle infrastructure. Car sans la volonté ferme de ce conseil, il ne se fera pas de développement significatif dans le sens que nous le désirons. La preuve en est que cet espace est utilisé depuis plus de vingt ans comme stationnement de surface pour les fonctionnaires des édifices fédéraux et que cela est fort rentable pour les propriétaires de ces terrains qui engrangent leurs profits année après année. Pendant ce temps, la ville constate que ces terrains vacants contribuent à déstructurer les fonctions résidentielles et commerciales du centre-ville créant l'effet " trou de beigne ". Or, pour contribuer au sentiment d'appartenance et à la fierté de ses résidants, il nous faut revitaliser le cœur de notre ville. Le centre multifonctionnel aurait le mérite de faire disparaître ces stationnements et les remplacer par une place publique, une rue piétonne et plus de 1500 espaces de stationnement souterrain du gouvernement fédéral avec qui nous pourrions négocier une entente de service comme cela s'est fait à Place de la Cité lors de l'ouverture du centre sportif.

Parce que nous sommes la porte d'entrée du Québec pour le reste du Canada, nous devons avoir une présence culturelle forte. La Maison de la Culture a prouvé que notre population a soif d'événements culturels et celle-ci pourrait gérer le nouveau centre multifonctionnel pour y attirer des spectacles d'artistes francophones d'envergure.

Par exemple, Grégory Charles pourrait remplir le nouveau centre sans problème et permettre à la Maison de la Culture de libérer sa salle de spectacle pour nous faire connaître d'autres artistes un peu moins connus.

De même, des événements tels que Totem du Cirque du Soleil ou Cavalia pourraient être présentés pour le plus grand plaisir de notre population qui doit actuellement se déplacer pour voir de tels spectacles. N'oublions pas que nous sommes la 4e plus grande ville du Québec et, nous nous devons d'assumer notre leadership culturel au sein de la mer d'anglophones qui nous entourent ou mourir.

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10 juillet 2010 -- Nouvelles


Le 17 juillet prochain, je vous encourage à participer à la première corvée d'éradication de l'herbe à poux dans le district de Hull-Val-Tétreau. Cette mauvaise herbe cause des problèmes d'allergies à un pourcentage élevé de notre population et comme présidente de la commission Gatineau, ville en santé, je juge qu'il est de mon devoir d'améliorer l'environnement physique de notre milieu afin de jouir d'une meilleure santé. Voir dans la section " nouveauté " de ma page d'accueil tous les détails de cette activité.


Nous venons de vivre une période de canicule éprouvante si bien que nous avons prolongé les heures d'ouvertures de nos piscines et jeux d'eau afin que les gens puissent se rafraîchir. Heureusement, le tout s'est terminé sans que nous déplorions de perte de vie. Le réchauffement de la planète avec l'épisode que nous venons de vivre cette semaine va augmenter dans le futur. À nous de réfléchir sur notre façon de consommer en cette période estivale et trouver le moyen d'être toujours plus éco-responsable.


Je prendrai quelques jours de vacances entre le 18 et 29 juillet juste à temps pour participer à mon retour à la 45e Finale des Jeux du Québec. Je vous invite à vous impliquer dans l'accueil des jeunes qui viendront nous montrer leur savoir-faire sportif et à participer à l'un ou l'autre des nombreux festivals. Bon été!

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8 juin 2010 -- Carrefour Action Municipale et Famille!

J'ai participé les 4 et 5 juin dernier à un colloque de " Carrefour Action Municipale et Famille " dont le thème était Une communauté pour tous les âges. Pour soutenir des actions favorables au développement des familles, encore faut-il mieux les cerner afin de répondre à leurs besoins.

L'État québécois a mis en place des congés parentaux exceptionnels de même que des services de garde afin de faciliter le maintien en emploi des femmes en âge de procréer. En même temps, on lit dans les journaux que les soins de santé sont loin d'être accessibles pour tous et encore moins pour des aînés en perte d'autonomie qui peinent à trouver un lieu d'habitation abordable lorsque ces personnes se retrouvent seules, sans ressource.

On sollicite les organismes communautaires et les familles afin de prendre le relais du gouvernement qui n'a pas les moyens de prendre en charge des programmes qu'il a mis en place au temps de l'état-providence. Pensons au Centres hospitaliers de soins de longue durée qui sont loin de suffire à la tâche.

C'est comme si on choisissait de venir en aide aux jeunes familles quitte à laisser de côté les besoins des baby boomers. Pourtant la vague du vieillissement accéléré de la population amène le gouvernement à choisir une clientèle au détriment d'une autre. Ce n'est pas pour rien qu'on commence graduellement à discuter de suicide assisté comme si cette " option " pouvait contribuer à étouffer le problème.

Il vaut mieux être riche, jeune et en santé qu'être un pauvre vieux malade dans notre société québécoise car le filet social intergénérationnel qui est sensé nous sauver repose uniquement sur nos proches (conjoint, enfant) ou des organismes communautaires qui, avouons-le, ont des moyens très limités pour stimuler les relations d'entraide entre personnes déjà très âgées.

Non vraiment, j'espère mourir vite plutôt que d'une maladie dégénérative car comme un film nous l'a déjà dit " On achève bien les chevaux " alors pourquoi l'être humain doit-il souffrir inutilement?

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1 mai 2010 -- Jour de la terre et Gala d'excellence en environnement vont de pair!

Jeudi dernier se tenait à la Maison de la Culture le deuxième Gala d'excellence en environnement de l'Outaouais parrainé par deux organismes dont c'est le mandat soit le Conseil Régional de l'Environnement et du Développement Durable et Enviro-Éduc-Action. Deux cent cinquante personnes s'y sont donné rendez-vous afin de célébrer les petits gestes susceptibles de changer notre monde et applaudir les initiatives qui ont eu un impact positif tant dans le milieu scolaire, au niveau des entreprises ou des institutions qu'à titre personnel sur la qualité de l'environnement de notre région.

Seize finalistes se sont démarqués à partir de 36 candidatures reçues. Notons que trois projets ont été retenus pour le district de Hull-Val-Tétreau : les deux premiers, dans la catégorie des écoles secondaires mettaient en compétition l'école secondaire de l'Île pour un projet de récupération d'ampoules électrices brûlées afin de les recycler en ornements de Nöel alors que le Collège St-Joseph a présenté une panoplie de mesures sur la notion d'éco-responsabilité qui touchent aussi bien la gestion des matières résiduelles, le recyclage et le compostage qu'une campagne de sensibilisation sur le fait de couper le moteur afin de réduire l'émission de gaz à effet de serre. C'est finalement le Collège St-Joseph qui a remporté le prix. Bravo aux étudiantes, à leurs professeurs et aux parents qui ont soutenu ce projet depuis déjà deux ans!

Dans la catégorie " groupe de citoyens ou groupe environnemental " l'Association des Résidants de l'Île de Hull présentait son projet de promotion des zones de verdure par la plantation d'arbres; leur but étant de contrer les îlôts de chaleur et d'augmenter l'oxygénation du centre-ville. Dans la même catégorie, Gestes théâtre présentait en 2009 une pièce de théâtre intitulée " L'effet réel des polluants sur les animaux imaginaires " et qui met en scène des marionnettes fabriquées à partir d'objets récupérés réalisées par Diane Bouchard, marionnettiste de Val Tétreau. Les gagnants sont les membres de l'ARIH pour leur projet de plantation d'arbres. Bravo à tous les bénévoles qui ont participé à ce projet de revitalisation. Celui-ci se poursuit en 2010.

Notons également que le projet de protection de la forêt Boucher initié par mon collègue Alain Riel a obtenu un prix également. De même, la ville de Gatineau était mise en nomination dans la catégorie " employeur de plus de 75 employés " pour son programme de sensibilisation, d'information et d'éducation aux bonnes pratiques de la gestion des matières résiduelles mais s'est fait coiffer au poteau par l'entreprise IGA deCotret Brazeau pour un projet qui allie la participation de personnes atteintes d'une déficience intellectuelle avec la tâche de trier les matières recyclables et nettoyer leurs contenants. De même la nourriture qui est jugée non-comestible est envoyée à une ferme d'élevage de sangliers permettant la diminution des matières résiduelles et évite le gaspillage.

Pour participer au jardin de l'ARIH , www.jardindehull.ca
Pour devenir membre du CREDDO , www.creddo.ca ou devenir bénévole à Enviro-Éduc-Action, www.enviroeducaction.org

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1 avril 2010 -- Comment rendre nos villes prospères et écoresponsables?

Voilà le défi que toutes les grandes villes ont à affronter pour demeurer compétitives et tirer leur épingle du jeu en attirant une main-d'œuvre éduquée qui recherche une qualité de vie pour elle-même et pour ses enfants! Le développement durable repose sur trois piliers soit l'environnement physique de qualité, une économie vibrante et une société où chaque individu peut se réaliser en contribuant au bien-être de ses semblables selon ses capacités propres et où les relations sociales sont valorisées.

Gatineau va-t-elle dans la bonne direction à cet égard? On peut affirmer sans se tromper qu'un certain nombre d'élus municipaux penchent en faveur d'un développement plus dense là où les services sont déjà présents et où il est possible de revaloriser des terrains contaminés ou vacants plutôt que de poursuivre notre fuite en consommant des terrains non-desservis.

Déjà, avec la taxe sur l'essence dédiée aux infrastructures, nous avons fait des progrès en mettant de côté cette somme afin de réhabiliter l'aqueduc ou l'égout et mettre aux normes nos usines d'eau potable. Mais ce n'est qu'un début timide si nous sommes sérieux dans la prise en compte des coûts cachés du cycle de vie de nos infrastructures.

Il faut de toute urgence que nous, élus municipaux, puissions expliquer clairement à la population que nous devons surtaxer les développements immobiliers selon leur consommation énergétique et leur consommation d'espace car dans l'état actuel des choses même une maison unifamiliale d'une valeur d'un demi-million construite à la limite du périmètre d'urbanisation sur un terrain de plus d'un acre rapporte moins de revenus qu'elle nous en coûte car le maintien des routes pour permettre le ramassage des matières résiduelles, la desserte d'une caserne d'incendie ou de police à proximité, le service de bibliothèque ou d'une piscine ou aréna dans un périmètre acceptable ne peut en aucun cas être viable sans compter l'offre de transport en commun qui est impossible avec un nombre si peu élevé d'habitants à l'hectare.

Il faut au contraire encourager avec des rabais de taxes la construction compacte à haute densité au centre-ville de même que des subventions pour des édifices LEED et favoriser les déplacements à pied ou à vélo, revenir aux usages mixtes soit le commerce au rez-de-chaussée, les bureaux aux deux étages suivants et enfin des habitations aux étages supérieurs. Cette façon d'habiter la ville permet des trajets plus courts et donne aux résidants une vue sur la rue propice au sentiment de sécurité tout en éloignant le bruit qui est source de nuisance.

A contrario, les frais de développement pourraient refléter l'éloignement, le type de construction (l'unifamilial étant le plus onéreux et le logement collectif le moins taxé), les frais administratifs pour une ouverture de rue pourraient être exhorbitants en banlieue alors que l'insertion d'un bâtiment sur une rue existante ne comporterait aucun frais. De même, la décontamination d'un terrain industriel pourrait faire l'objet d'un remboursement de la part de la ville lorsqu'il fait l'objet d'une nouvelle construction.

De même, suite à l'expérience qui a cours depuis sept ans à Londres où un péage est exigé pour chaque automobile qui pénètre au cœur du centre-ville, les résultats positifs observés sont la réduction de la congestion , on note une baisse de 70000 voitures et, en contrepartie, une hausse de 12% de cyclistes et de 6% d'usagers du transport en commun. Les revenus du péage pour l'année financière 2007-2008 ont rapporté plusieurs millions de livres sterling à la ville de Londres.

Une autre possibilité consiste à hausser le coût du stationnement de façon significative afin d'encourager le transport actif et le transport en commun, réduire les gaz à effet de serre et limiter le besoin en terrain pour cet usage. Une autre façon consiste à favoriser le partage de voitures afin de réduire l'espace consacré à cette fin au centre-ville tout en augmentant les espaces verts ou les places publiques du même coup.

Pour changer le comportement des citoyens, la meilleure méthode réside dans l'augmentation des amendes lorsque ceux-ci contreviennent aux règlements édictés par la ville soit au chapitre de la vitesse sur les routes, le dépôt de neige dans la rue, l'arrosage de l'entrée charretière avec de l'eau potable, la circulation dans les voies réservées au transport en commun, etc.

Bref, il faut vraiment faire face aux coûts réels que le développement de nouveaux secteurs amène et forcer les consommateurs à payer pour les services utilisés que ce soit l'eau, les routes, la localisation des habitations sur le territoire et le type de logement choisi. C'est la direction que nous devons prendre sous peine de ne pouvoir soutenir cette prospérité que nous recherchons tous pour l'avenir.

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8 mars 2010 -- Facebook, un outil du XXIième siècle pour communiquer!

Facebook

Étant de la génération des baby-boomers, je ne me considère pas comme une adepte de la technologie car j'ai appris à écrire en lettres attachées. Mes enfants ont appris en formant des lettres carrées proches des caractères imprimés. Mes petits-enfants vont sûrement apprendre en tapant ces caractères sur leur portable. Voilà un exemple des changements accélérés auxquels nous devons nous adapter pour continuer à exister parmi nos semblables surtout que l'espérance de vie s'allonge. Nous devons choisir consciemment de changer pour ne pas devenir obsolète.

Pour rester en contact avec nos proches ou des connaissances, internet est devenu le focus incontournable de l'instantanéité. Il y a une dizaine d'années, j'ai appris à me servir de mon ordinateur parce que ma fille a séjourné plusieurs mois à Barcelone, puis, ensuite, au Costa Rica. Pour ne pas perdre le fil que me relie à elle, j'ai fait l'effort, à ce moment-là d'apprendre à envoyer des courriels. Aujourd'hui, en m'inscrivant sur Facebook, c'est le même désir de communiquer qui me pousse à essayer de vous joindre, là où vous êtes, c'est-à-dire sur la Toile afin d'entre en relation avec vous et vous présenter qui je suis et pourquoi je fais de la politique. Du choc des idées naît la lumière selon un philosophe dont je ne me rappelle plus le nom. Alors discutons. Les nouveaux medias sociaux sont là pour ça!

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26 février 2010 -- Comment faire de nos villes des communautés durables?

Du 10 au 12 février dernier, j'ai participé à un colloque de la Fédération Canadienne des Municipalités à Ottawa qui avait pour objectif d'outiller les élus et fonctionnaires municipaux sur ce qu'est le développement durable et comment y contribuer.

Pour ce faire, nous avons eu des présentateurs remarquables sur les effets de la mondialisation qui nous ont fait réfléchir sur les conséquences des changements climatiques.

Monsieur Steven Guilbault, fondateur d'Équiterre nous a démontré que l'augmentation des températures de plus de 2 degrés Celsius au cours des vingt prochaines années n'est plus un scénario issu des films "catastrophe" mais que c'est une probabilité de plus en plus confirmée par des modèles informatiques qui ont analysé la courbe ascendante des cinquante dernières années pour prédire le futur.

De son côté, Monsieur Lester Brown, philosophe américain, fondateur du Earth Policy Institute, nous a entretenus sur les conséquences des changements climatiques au plan de la sécurité alimentaire, sur les types d'énergies que nous utiliserons dans l'avenir et sur l'instabilité politique qui en découlera.

Ainsi la fonte accélérée des glaces des océans Arctique et Antarctique aurait pour résultat de hausser de près d'un mètre le niveau de la mer et faire des deltas de plusieurs pays d'Asie des endroits submergés et comme les deux tiers de la production mondiale du riz se fait actuellement dans ces deltas, la conséquence serait un déplacement massif de centaines de millions de population mais aussi la famine pour une grande partie du monde. À son tour, cette rareté de nourriture amènerait une hausse des prix des aliments condamnant une grande partie du monde à mourir de faim car n'ayant pas les moyens de payer.

Comme si ce n'était pas assez, la fonte des glaciers, par exemple dans l'Himalaya, va amener l'assèchement des fleuves pendant la saison sèche ce qui encore une fois va mettre de la pression sur la production alimentaire car, sans eau, il sera impossible de cultiver plus d'une récolte par année alors qu'actuellement on réussit à en faire jusqu'à trois récoltes en Asie et en Inde.

De la même façon, à cause du déclin des gisements d'énergie fossile, on se tourne vers l'éthanol (fait à partir du maïs) ce qui amène une compétition pour l'utilisation des sols soit pour produire de l'énergie renouvelable (éthanol) soit pour nourrir les êtres humains.

Avec un prêt de 800 milliards de dollars de la Chine aux Etats-Unis, et avec une population d'un milliard trois cent millions d'habitants, la Chine peut forcer les américains à vendre leur production de grains aux Chinois. Lorsque les états peinent à nourrir leurs citoyens, s'ensuivent des phénomènes tel que des actes terroristes, (piratage de bateaux près de la Somalie, émeutes pour la distribution de nourriture après le séisme en Haïti) qui affaiblissent le rôle des états.

Pour éviter le chaos, nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 80% d'ici 2020. Quelques exemples présentés par Lester Brown : la ville de Los Angeles a remplacé tous ses lampadaires par des DEL. Cet investissement va être amorti sur sept ans après quoi Los Angeles va économiser treize millions par an suite à cette transformation. Un consortium européen envisage d'utiliser l'énergie solaire abondante de l'Afrique du Nord et de passer un cable sous la Méditerranée afin d'alimenter l'Europe en électricité. Pour le transport, on sait que le moteur électrique est trois fois plus performant que le moteur à combustion. Cette technologie existe déjà; il suffit de l'utiliser. Mais le temps presse et il faut mobiliser nos citoyens avant qu'il ne soit trop tard.

À l'échelle de la ville de Gatineau, il m'apparaît primordial de conserver notre territoire agricole à la lumière des tendances présentées par les spécialistes car l'enjeu principal de l'avenir consistera à être autosuffisant en production alimentaire pour réussir à nourrir notre population sans devoir parcourir des milliers de kilomètres pour s'en procurer de même qu'il faut réduire et protéger l'eau des rivières de notre territoire car le droit de l'eau pourrait être considéré comme un droit fondamental pour tous les êtres humains et forcerait le Canada à partager cette ressource extrêmement précieuse pour le maintien de la vie avec les peuples qui auront soif…

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31 janvier 2010 -- Les intérêts de la population versus les besoins de la ville

N'importe quel élu municipal vous le dira : il existe deux facettes incontournables à la fonction politique; la première consiste à représenter les intérêts de la population qui a voté pour vous et la seconde fait de vous un législateur qui doit prendre en compte les besoins de toute la ville et non pas seulement d'un district électoral.

Il arrive assez souvent que ces fonctions s'opposent mutuellement. Autrement dit, l'élu devra choisir son camp qu'il le veuille ou non entre le particulier et le général.

Cette dichotomie trouve tout son sens lorsque l'élue, en l'occurrence moi-même, représente un quartier central dont les caractéristiques sont diamétralement opposées à celles de l'ensemble des élus qui composent le Conseil de Gatineau. Parce que le centre-ville recoupe à la fois les fonctions résidentielle, commerciale, administrative, touristique et même industrielle (pensons à l'usine Kruger) de même que la circulation de transit associée à ces multiples vocations, ses besoins sont singuliers à bien des égards et ont peu d'écho auprès des collègues autour de la table qui défendent des secteurs beaucoup plus homogènes s'apparentant à une banlieue mature ou une banlieue en devenir.

Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que mon discours détonne parfois par rapport à celui des autres membres du Conseil car il est ancré dans une réalité fort différente. Par exemple, la majorité du Conseil conçoit que le stationnement sur rue ne représente pas une problématique digne d'intérêt. Tout dernièrement, au moment de la construction du centre sportif dans le secteur de Place de la Cité, le manque flagrant d'espaces a fait les manchettes lorsque la Société de Transport de l'Outaouais a indiqué que sa station Rapibus ne bénéficierait pas d'un parc-o-bus à proximité. Je soupçonne que dès l'ouverture du centre sportif, les conseillers vont exiger que le stationnement sur rue devienne prioritaire parce qu'il va toucher les citoyens qui tentent d'y avoir accès en voiture et qu'ils ne trouveront pas de place où se garer.

Remarquez que dans plusieurs cas, ce qui semble acceptable dans le Vieux-Hull devient intolérable lorsque qu'il fait son apparition dans d'autres secteurs. On fait comme si c'était normal d'envahir les rues locales de 7h du matin à minuit sans plus de cérémonie comme si la population locale n'avait rien à dire. Or, si notre objectif consiste à densifier le centre-ville, il faudra sans contexte trouver des arrangements bénéfiques pour les personnes qui choisissent d'habiter au cœur de la ville et que celles-ci soient " avantagées " à plusieurs égards pour les conforter dans leur choix plutôt que les décourager.

Pour changer la donne, il serait judicieux d'amender la loi électorale de telle sorte que les conseillers municipaux représentent l'ensemble de la municipalité plutôt qu'un district en particulier. De cette manière, les enjeux prioritaires seraient mieux appuyés par les membres du Conseil. Cette façon de faire existe déjà en Colombie-Britannique et personne ne semble s'en plaindre. De plus, on pourrait réduire le nombre d'élus afin de faciliter la prise de décision à la table du Conseil valorisant ainsi le rôle de l'élu en lui donnant des moyens techniques d'accomplir son travail.

Saviez-vous qu'à la ville d'Ottawa, l'élu représente autour de 60000 électeurs alors qu'à Gatineau, c'est en moyenne 9500? Parallèlement à ce constat, l'élu ottavien jouit d'un bureau de recherche et de support clérical ( au moins 3 personnes à son service) alors qu'à Gatineau nous avons droit à quatre adjointes administratives pour un total de 18 élus? Poser la question, c'est y répondre… Qu'en pensez-vous?

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1 janvier 2010 -- Que nous réserve 2010 à Gatineau?

L'un des grands dossiers qui retiendra notre attention en 2010 est celui de l'aréna Robert-Guertin; après un faux départ pour la réalisation d'un partenariat privé-public, nous allons tenter de revoir le projet dans son ensemble afin d'obtenir le résultat attendu soit un aréna doublé d'une salle de spectacles d'une capacité de 5000 places. La ville a déjà quatorze millions en banque mais il faudra sécuriser le financement d'un autre vingt à vingt-cinq millions pour réaliser cette infrastructure.

Pour y arriver, soit nous puisons dans les programmes des gouvernements fédéral et provincial ( un tiers chacun) ou soit nous réalisons un montage financier avec un organisme sans but lucratif tel que le gouvernement vient d'annoncer à la polyvalente Nicolas-Gatineau avec un deux glaces et terrain de soccer synthétique. Ce serait tout un exploit d'obtenir coup sur coup deux projets d'une telle envergure pour la même ville. Bien que Gatineau soit une des villes en forte croissance, nous n'avons pas l'habitude de bénéficier des largesses de la province de Québec à notre endroit.

2010 sera aussi la finale des Jeux du Québec entre le 29 juillet et le 6 août prochain ici même et ce sera une occasion pour les gatinois et les gatinoises de s'impliquer à titre de bénévole pour faire de cet événement une grande fête de la culture et du sport! Soyons fiers d'accueillir l'ensemble des régions du Québec chez nous en Outaouais pour démontrer notre savoir faire et vendre les attraits de notre coin de pays.

En ce qui a trait au centre-ville, il faudra surveiller la suite des appels d'offres du gouvernement fédéral pour la construction d'édifices à bureaux car la mise en œuvre des recommandations du programme particulier d'urbanisme centre-ville repose essentiellement sur de nouvelles sources de financement soit des en-lieux de taxes générées par ces nouvelles constructions.

Les travaux d'infrastructures (aqueduc, égout et asphaltage) continueront de plus belle en 2010 car non seulement poursuivrons-nous les travaux entrepris depuis deux ans sur la rue Carillon pour étendre ceux-ci aux rues Gagnon, Pilon et Morin afin de séparer l'égout pluvial de l'égout sanitaire mais nous allons aussi revoir la configuration de la rue Montcalm suite à la consultation qui s'est tenue en décembre 2009 et pour laquelle nous devrions avoir le rapport au plus tard en février prochain. Ceci nous permettra de réaliser les devis au printemps et de faire les travaux à l'automne 2010.

Un autre dossier devrait retenir notre attention en 2010 : il s'agit d'une analyse exhaustive des espaces de stationnement et des recommandations qui en découleront. Dans ce contexte, rappelons que les efforts de la ville pour contrer le stationnement illégal au centre-ville au cours des années passées n'ont pas donné les résultats escomptés en plus d'irriter la population qui s'adonne à ce commerce qui, tout à coup, se voyait remettre des amendes salées afin de stopper cette pratique.

Or, pour maximiser les espaces disponibles de stationnement au centre-ville tout en favorisant la construction de terrains vacants qui sont actuellement monopolisés par le stationnement d'autos, il suffirait de surtaxer ces espaces au profit de la ville de telle sorte qu'il soit économiquement plus avantageux d'y construire un édifice d'habitation avec stationnement souterrain.

J'ai bien hâte de prendre connaissance du rapport pour voir si ma lecture de la situation va dans le même sens que les recommandations des spécialistes du domaine car le statu quo ne peut continuer au prix d'une dévitalisation encore plus grande du centre-ville si rien n'est fait. De même, plutôt que de punir les résidants qui " louent " leurs espaces de stationnements, il serait préférable de leur permettre cette utilisation afin de reconnaître la plus-value de leur terrain et leur donner un incitatif pour vivre au cœur en autant que leur propriété soit bien entretenue et que le ratio d'aire d'agrément soit respecté.

Enfin, des pourparlers sur la localisation d'une nouvelle bibliothèque au centre-ville et sa contrepartie soit la fermeture de succursales ailleurs (notamment celle de la Maison du Citoyen, la succursale Lucien-Lalonde de même qu'Aurélien-Doucet dans le Mont-Bleu) feront certainement beaucoup jaser en 2010. En effet, le rapport sur l'état de nos bibliothèques qui date déjà de 2007, présentait un tel scénario autant pour le secteur Hull que celui de Gatineau pour consolider les services actuels et bonifier l'offre technique spécialisée propre à la bibliothèque du vingt-et-unième siècle. Parce que nos ressources sont limitées, nous ne pouvons continuer à maintenir une multitude de points de service tout en offrant des services pointus de qualité au sein d'une grande bibliothèque. Nous aurons à choisir la philosophie selon laquelle nous voulons rendre la culture disponible à l'ensemble de notre population et celle-ci aura son mot à dire sur la manière la plus efficiente pour ce faire. En l'absence d'un choix clair pour la prestation de service, le Conseil devra peut-être se tourner vers une taxe dédiée tel que cela a été fait pour se doter d'infrastructures sportives de calibre supérieur comme le Centre sportif et les piscines de Buckingham et Aylmer…

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Denise Laferrière
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