Denise Laferrière


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      24 novembre 2007 -- Le Périmètre!

Il y a quelques jours, je suis allée au théâtre, à l'Espace René-Provost. Ce théâtre de poche situé au 39 rue Leduc au coin de la rue Wright présente jusqu'au 8 décembre une pièce de Frédéric Blanchette intitulée Le Périmètre. C'est un texte très percutant sur les relations de couple et malheureusement les conséquences qui découlent de leur séparation, surtout qu'il y a un enfant qui doit vivre tant bien que mal la garde partagée entre son père et sa mère.

Le rythme des échanges ressemble au crépitement d'une mitraillette alors que chacun essaie d'avoir le dessus sur l'autre. Il y a beaucoup de colère, d'enfermement et les comédiens jouent admirablement toute une gamme d'émotions et entraînent les spectateurs dans leur maëlstrom sans répit. Bref, les dialogues saccadés donnent une atmosphère d'urgence, de drame imminent ce qui donne à la pièce un ton pessimiste.

Le Périmètre donne à réfléchir sur l'état du couple aujourd'hui. Ce n'est pas un texte facile mais il offre un instantané des situations que vivent des couples avec enfant qui se séparent. L'auteur décrit bien les aléas de cette déchirure sous forme dramatique avec grand talent . Les comédiens, eux aussi, transcendent le texte avec justesse et retenue. Bref, on a l'estomac noué tout au long de la pièce et on subit vraiment une catharsis comme si c'était nous qui vivions la vie tragique des personnages. Du bon théâtre!

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      20 octobre 2007 -- La fermeture des bars à 3 h du matin : vraiment pas une bonne idée!

Vous avez beaucoup entendu parler ces derniers jours de la demande des tenanciers de bars du Vieux-Hull afin de réclamer la parité avec les autres secteurs de la ville de Gatineau qui ferment déjà à 3h. Pour comprendre pourquoi l'ex-ville de Hull a obtenu en 1996 de la régie des loteries et courses du Québec cette exception à l'heure de fermeture des bars, il faut faire un bref retour en arrière.

D'abord, il faut se rappeler que Gilles Rocheleau, ex-maire de Hull a octroyé un grand nombre de permis certains avec spectacles (on n'a qu'à se souvenir du LIDO qui annonçait ses danseuses nues directement sur la Promenade du Portage) et qui est devenue il y a plus de dix ans l'Université Nationale Autonome du Mexique. Le maire du temps pensait bien faire en permettant aux bars de Hull de devenir la cour de récréation de milliers de jeunes ontariens âgés de dix-huit ans qui traversaient avec enthousiasme les ponts afin de venir apprendre à se saouler du côté québécois car à ce moment-là, l'heure de fermeture des bars en Ontario était fixé à 1h alors qu'au Québec, ça fermait à 3h.

Hull, à cette époque, avait la plus grande concentration de bars au kilomètre dans tout le Canada. Cela n'a pas pris de temps pour que ça se sache et que tous les fauteurs de trouble sur 2 pattes viennent faire la fête. Les cameras de télévision ont d'ailleurs fait leurs choux gras à de multiples reprises en venant filmer tous les débordements inimaginables qui ne manquaient pas de se produire à tout coup. Quelle réputation pour notre centre-ville!

Il a fallu la détermination d'un Claude Bonhomme, alors conseiller municipal pour dire : "Ça suffit." Il a mis sur pied une patrouille spéciale qui a repris le contrôle de la Promenade. Cela a coûté des millions à la ville mais il a pu documenter les actes disgracieux qui se produisaient lorsque des milliers de gens intoxiqués se retrouvaient ensemble. Il a réussi à racheter un bar délinquant " le Shalimar " à même son argent personnel pour ensuite le fermer et finalement obtenir de la régie qu'à Hull on ferme les bars plus tôt afin de ramener une paix relative sur la Promenade. Comprenez-vous maintenant pourquoi je ne suis pas pressée de rouvrir ce débat qui a connu sa conclusion en 1996? J'ai déjà toutes les misères du monde à ramener des résidants au centre-ville alors imaginez si les hordes sauvages qui déambulaient dans les rues locales à la fin des années 80, pissant sur les parterres, cassant des bouteilles de bière, criant à tue-tête, vandalisant les voitures ou des vitrines de commerces revenaient en force… Non, vraiment, ce n'est pas le rêve de revitalisation pour notre centre-ville que j'imagine pour l'avenir car je l'ai déjà vécu et c'est plutôt tout un cauchemar.

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      28 septembre 2007 -- Conférence de presse pour annoncer un partenariat entre la ville d'Ottawa, la Commission de la Capitale Nationale et la ville de Gatineau

Le 27 septembre 2007 s'est tenue une conférence de presse pour annoncer un partenariat entre la ville d'Ottawa, la Commission de la Capitale Nationale et la ville de Gatineau afin de mettre en commun et en ligne les activités culturelles qui se déroulent dans notre région, des deux côtés de la rivière Outaouais. Ainsi, pour le citoyen ou le touriste, il n'aura qu'un endroit où aller afin de connaître les sorties possibles selon ses intérêts. Il ne sera plus nécessaire de " magasiner " sur chacun des sites car on retrouvera sur l'un ou l'autre des sites web la totalité des activités. Sur le site de la ville d'Ottawa, on doit cliquer sur " spotlight " ou " pleins feux " alors qu'à la ville de Gatineau, il faut rechercher l'en-tête " calendrier culturel ". Quant à la CCN, allez voir leur site car je n'ai malheureusement pas retenu sous quel onglet on y affiche les activités.

De gauche à droite, M. Larry O'Brien, maire d'Ottawa, Micheline Dubé, chef des opérations et première dirigeante de la CCN et Denise Laferrière, conseillère municipale de la ville de Gatineau en remplacement du maire Marc Bureau.

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      20 septembre 2007 -- Vernissage à la Galerie Montcalm : l'envers et l'endroit par l'artiste en arts visuels Regina Czapiewska!

Cliquez sur ces photos pour en voir un agrandissement.

Le 13 septembre 2007, j'étais heureuse de remplacer M. le Maire afin de dire un mot sur l'exposition de Régina Czapiewska, d'origine polonaise et résidante de Gatineau et dont le thème porte sur la mer. Les tableaux de grande dimension sont des peintures à l'huile avec des couleurs chaudes de différents tons de bleu représentant la mer alors que l'endos de chaque tableau montre des dessins au fusain, toujours sur le même thème d'où le titre de l'exposition.

J'avais été en contact avec l'œuvre de Regina Czapiewska lors d'une exposition collective d'artistes de la région, toujours à la galerie Montcalm où elle avait présenté un tableau d'une grande beauté représentant des chevaux si ma mémoire est fidèle il y a quelques mois.

J'apprécie beaucoup le travail de cette peintre surtout son traitement de la couleur qui est lumineux. Je vous invite donc à visiter la galerie Montcalm, au premier étage de la Maison du Citoyen et à faire votre propre opinion.

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      8 septembre 2007 -- La revitalisation du centre-ville!

La semaine dernière, le maire Bureau a reçu deux bonnes nouvelles des deux ordres de gouvernement : M. Lawrence Cannon est venu remettre un chèque de 12 millions représentant le remboursement d'un point de la TPS pour la ville de Gatineau; cette somme servira à agrandir l'usine d'eau potable du secteur Aylmer où on prévoit une hausse de population de 52 % dans les années à venir.

Le ministre Benoît Pelletier a annoncé quant à lui un octroi du gouvernement provincial de l'ordre de 2 millions pour remettre en branle le programme Rénovation Québec. Ce programme sera financé également par la ville de Gatineau à hauteur de 2 millions pour un grand total de 4 millions à consacrer à la rénovation domiciliaire.

Cet apport est particulièrement bienvenu car depuis quelques années, les montants alloués par Québec rétrécissaient comme peau de chagrin et depuis la création de la nouvelle ville, les montants traditionnellement alloués aux vieux quartiers du secteur Hull ont soudainement été répartis dans les autres secteurs de Gatineau qui eux n'avaient jamais contribué au PRQ.

Résultat : le Vieux-Hull a besoin d'une injection massive de capitaux afin de contrer le manque flagrant d'entretien de plusieurs logements insalubres qui attirent une clientèle de mafieux et de petits criminels. C'est pourquoi je vais me battre afin d'obtenir une large part de ces fonds de telle sorte à revitaliser le cadre bâti du village urbain Centre-Ville.

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      20 août 2007 -- Cure de rajeunissement pour le boulevard St-Joseph!

Le boulevard St-Joseph qui constitue l'épine dorsale du secteur Hull aurait bien besoin d'une cure de rajeunissement, surtout dans sa portion sud, soit de Montcalm à Alexandre-Taché. On se rappellera qu'avant la fusion, la ville avait rénové la portion comprise entre Montcalm et St-Raymond par l'enfouissement des fils électriques , l'amélioration du mobilier urbain et la plantation d'arbres.

Le secteur St-Jean-Bosco a besoin qu'on embellisse le boulevard St-Joseph car c'est une porte d'entrée du centre-ville et, à ce titre, son aménagement doit nous rendre fier d'autant plus que l'UQO à l'intention, à moyen terme, de rapatrier sur un seul site, son campus.

Le boulevard St-Joseph serait prolongé au-delà de l'intersection du boulevard Alexandre-Taché et représentera l'entrée principale du futur campus unifié de l'UQO. Cette éventualité ne pourra se réaliser qu'à la condition que l'UQO trouve un locataire lucratif pour le pavillon Lucien-Brault et utilise cette source de revenu pour relocaliser le module des sciences administratives, de l'informatique et des arts visuels au campus Taché .

Actuellement, un comité conjoint ville-UQO travaille à coordonner les différentes étapes afin de favoriser le redéploiement de l'UQO sur un seul campus. Nous avons déjà modifié le règlement de zonage afin de permettre la construction d'un édifice de 6 étages qui abritera le nouveau laboratoire de cyber-psychologie qui représente un des créneaux d'excellence de l'université . Sa construction devrait être complétée pour janvier 2008. En juillet dernier, la ville a voté une résolution d'appui à l'UQO pour qu'elle obtienne une surface de soccer synthétique ce qui lui permettrait d'offrir à ses étudiants la possibilité de participer à des manifestations sportives telles qu'avoir une équipe de football.

La ville entreprendra une étude de circulation afin d'analyser les impacts d'un futur prolongement du boulevard Saint-Joseph mais ce n'est pas demain la veille que les bulldozers en modifieront le tracé. Cela dépendra de la volonté des gouvernements fédéral et provincial à puiser dans leurs goussets afin de redresser les inéquités du passé et à la ville de Gatineau le courage d'investir dans son avenir afin de redonner du cœur à son centre.

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      9 août 2007 -- 40e Anniversaire de l'arrivée des Capucins à Hull, ça se fête!

Le 20 octobre prochain de 14h à 21 h à la salle Arthur-Bolduc du centre communautaire Père-Arthur-Guertin, nous vous invitons à participer en grand nombre à la célébration. C'est en 1967 que Mgr Charbonneau demandait à la fraternité des Capucins de devenir missionnaires en terre hulloise en vivant et en travaillant avec les gens pauvres. Tous les gens du secteur Fournier se rappellent avec émotion le passage récent du Père Arthur Bolduc dans la vie de leur communauté tellement que suite à son décès, on a nommé une salle du Centre communautaire pour rappeler à notre mémoire sa bonté et son sens du partage.

Les Capucins, depuis leur arrivée chez nous, ont combattu la pauvreté des personnes qui n'ont pas voix au chapitre. En créant des organismes voués à la défense des droits des plus pauvres, pensons à Logement'Occupe par le père Isidore-Ostiguy ou Mon Chez Nous avec le père Benoît Fortin, les Capucins ont changé pour toujours notre façon de voir les plus démunis. En leur donnant une voix pour exprimer leurs besoins et en réclamant des pouvoirs politiques le respect et la dignité de chaque être humain, les Capucins se sont rangés du côté des plus faibles depuis leur arrivée et ont contribué à changer le visage de la pauvreté chez nous en soutenant les groupes populaires qui se sont donné pour mission de transformer la société.

Pour leur fidélité à accompagner notre population depuis 40 ans, nous leur disons merci. Ne soyons pas timides à exprimer toute notre reconnaissance face à l'engagement de tous les Capucins qui se sont succédés chez nous, pour constater le chemin parcouru, les luttes qui ont été menées avec succès et d'autres qui se doivent d'être poursuivies. Soyons donc au rendez-vous, samedi, le 20 octobre prochain pour leur exprimer toute notre gratitude pour le chemin parcouru ensemble et toute la joie que nous éprouvons à leur présence parmi nous.

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      12 juillet 2007 -- Nouvelles brèves

Michel Prévost, archiviste à l'Université d'Ottawa et fier résidant de Gatineau présentera l'histoire du parc Jacques-Cartier et plus particulièrement celle de la maison Charron qui a fait l'objet de rénovations récentes de la part de la CCN. Rappelons que c'est une des plus vieilles maisons du secteur de Hull et qu'elle sert de lieu de diffusion pour l'association des auteurs de l'Outaouais depuis l'an dernier. Pour en savoir plus, présentez-vous à la maison Charron, dans le parc Jacques-Cartier, jeudi, le 26 juillet à 19h 30 pour entendre l'expert de notre patrimoine, Michel Prévost. C'est tout à fait gratuit!

  

Le Marché du Vieux-Hull revient en force encore cette année avec 24 kiosques pour vous offrir des légumes bio en saison, des pains à saveur artisanale, des fromages régionaux de Mont-Laurier, les confitures maison et de l'animation à chaque jeudi à partir du 1er juin et ce, jusqu'en octobre. Encourageons l'achat local qui permet de développer notre économie tout en respectant notre planète en diminuant les gaz à effet de serre.

  

La surveillance des parcs effectuée par des étudiants en techniques policières depuis quelques années amène un sentiment de sécurité auprès de la population et nous reprenons la même formule à partir du 22 mai jusqu'au 25 novembre dans tous nos parcs.

  

La ville de Gatineau a entrepris des procédures d'expropriation afin d'obtenir une bande de terrain le long de l'usine Domtar afin d'y aménager une piste cyclable. Ce bout de terrain fait partie de la route verte qui doit être inaugurée cette année. On se souviendra que l'ex-maire de Hull et maintenant ombudsman de la ville de Gatineau avait lancé l'idée à la fin des années 80 et ce n'est que 20 ans plus tard que son rêve se concrétise. Bravo à Michel Légère pour cette idée de génie!

  

Saviez-vous que l'édifice Fontaine situé au coin de la rue Laurier et du boulevard Sacré-Cœur refait peau neuve et les nouveaux propriétaires de cet édifice à bureaux ont la ferme intention d'obtenir une certification LEED une fois les rénovations complétées. Merci à eux de penser à économiser l'énergie dont les générations futures auront besoin…

  

Connaissez-vous le rat-conteur? Ce nouveau service a été mis sur pied par Monsieur Guy Dubois, bibliothécaire à la ville de Gatineau. L'objectif est de raconter une histoire aux enfants qui composent le numéro de téléphone suivant : (819) 595-7476. De plus, si l'enfant va sur le site internet de la ville de Gatineau au http://www.gatineau.ca/bibliotheque.htm il peut entendre encore plus d'histoires car on les archive à mesure qu'on en raconte d'autres. Quelle belle façon pour les parents pressés de donner accès à la lecture et à l'imagination et ce, tout à fait gratuitement. La carte Accès Gatineau vous permet d'obtenir gratuitement pour vous et votre famille un abonnement à la bibliothèque et vous donne droit à des visites gratuites au musée canadien des civilisations, à celui de la guerre et j'en passe… Renseignez-vous.

  

Communauto, un service d'auto-partage qui a vu le jour à Québec est bien implanté depuis plus d'un an à Gatineau. Ce concept permet à l'utilisateur d'avoir accès à un véhicule selon ses besoins sans pour autant en être le propriétaire car plusieurs voitures sont stationnées stratégiquement au centre-ville. Le service d'urbanisme de Gatineau a choisi ce mode de transport pour permettre à ses employés de se déplacer sans augmenter sa flotte. On peut répondre aux besoins potentiels de 15 personnes pour chaque véhicule. C'est écologique et économique et on se sent fier de contribuer à la réduction des gaz à effet de serre par cette initiative. Pour en savoir plus, (819) 595-5181 ou sans frais au 1- 877-942-4545. La STO offre aussi un forfait combiné d'une passe mensuelle d'autobus avec accès à Communauto pour faciliter tous vos déplacements urbains à petit prix.

  

Tous les mardis de juillet, le parc de la Francophonie situé au coin des rues Montcalm et Wellington s'anime en soirée avec des spectacles musicaux. Profitez-en, c'est gratuit. Attention! S'il pleut, l'activité est annulée.


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      30 juin 2007 -- Des améliorations au parc Fontaine!

En juin dernier, les abris de joueurs de baseball du parc Fontaine qui étaient constitués de blocs de béton ont été remplacés par de la clôture de maille. Le tout a été fait dans le but d'éviter les problèmes de prostitution ou d'injection de drogues et d'assurer une plus grande sécurité de la population résidante et des utilisateurs du parc. Coût des travaux : un montant de 15000 $ prévu au plan quadriennal des parcs.

C'est avec beaucoup de satisfaction que j'accueille ces transformations car elles contribuent à sécuriser les déplacements des citoyens à l'intérieur du centre-ville.

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      24 avril 2007 -- Des arbres de métal : mythe ou réalité!

Des arbres de métal : mythe ou réalité!

Depuis que nous avons inauguré l'œuvre " Réflexion " au coin sud-ouest des boulevards Sacré-Coeur et Maisonneuve, la population s'est exprimée abondamment sur la pertinence d'une telle œuvre; certaines personnes ont pris la peine de me communiquer leur désaccord total sur la pertinence d'une telle installation alors que d'autres apprécient le rappel de notre histoire industrielle, notamment comme la capitale mondiale de la fabrication d'allumettes en bois. J'aimerais apporter ma contribution au débat sur le rôle de l'art public et démontrer comment celui-ci contribue à créer un sentiment d'appartenance des citoyennes et citoyens à leur ville.

Tout d'abord, revoyons le contexte dans lequel s'inscrit cette place publique. Il faut se rappeler que l'embellissement du boulevard Maisonneuve est un pré-requis pour la revitalisation du centre-ville et a pour objectif la densification du milieu bâti. Pour requalifier un milieu fortement déstructuré, il faut que la ville fasse le premier pas afin d'indiquer sa volonté claire de refaire la trame urbaine et l'installation " Réflexion " marque avec panache l'entrée de notre centre-ville.

Par ailleurs, ce n'est pas la première fois que Gatineau investit des fonds publics pour une œuvre d'art : nous l'avons fait lors de la réalisation des ateliers municipaux de l'est de la ville de même que lors de la construction de la piscine dans le secteur de Buckingham et ,plus récemment, lors de la construction de la piscine du secteur Aylmer. Nous répéterons le même scénario lors de l'inauguration du centre sportif prévue en 2009. Si nous accordons 1 % de la valeur des travaux d'envergure à l'art public, c'est pour souligner l'importance que nous accordons à la culture dans la vie quotidienne des citoyens de notre ville et comment la présence de l'art joue un rôle identitaire majeur et humanise l'espace urbain.

L'expression de la culture se reconnaît dans différents domaines : la musique, les arts visuels, la littérature, le cinéma, la sculpture et l'architecture. L'art public qui procède de l'architecture a pour mission de révéler ce que nous sommes au monde qui nous entoure. En effet, l'art public distingue les peuples au fil du temps et de l'espace. On n'a qu'à penser au Parthénon en Grèce qui représente le peuple grec de l'Antiquité de même que le Colisée à Rome exprime l'essence du caractère des Romains du temps de Jules César. Aussi bien, la place St-Pierre au Vatican nous donne une lecture de la magnificence de la papauté toute comme les églises de forme romane ou gothique appellent à la grandeur du Dieu Tout-Puissant et à la petitesse de l'être humain.

La ville de Gatineau a le devoir d'inscrire sa conception du monde, à la mesure de ses moyens, de concert avec d'autres villes de la même envergure par le biais de l'art public. L'être humain a soif de symboles forts pour se situer par rapport à ses semblables. L'espace public est un lieu de rencontre entre la réalité bien concrète de la rue et l'espace imaginaire créé, organisé par l'humain pour le façonner à ses désirs. C'est un langage bien personnel de l'artiste qui s'exprime dans sa vision du monde.

Dans le cas de l'œuvre lauréate choisie par concours, celle-ci fait référence au passé de la région et de la création de la ville notamment, l'exploitation du bois. En une forêt urbaine de 64 arbres alignés pour marquer la direction du centre-ville, elle recrée un nouveau sens : celui de nombreuses sentinelles qui veillent sur nous afin que nous ne perdions pas notre chemin. Avec les bandes réfléchissantes blanches apposées sur chaque structure, le reflet de la lumière des phares des voitures qui balaient le site, la nuit, font participer les automobilistes qui utilisent le boulevard Maisonneuve à la sortie de l'autoroute et transforme l'œuvre même lorsqu'il fait noir. Plusieurs y voient des allumettes géantes dont les diodes bleutées préfigurent le bout " allumé "…

Je crois que la ville de Gatineau a marqué un coup d'éclat en financant l'aménagement d'un espace public à cet endroit stratégique car, bien que nous suspections que cette œuvre d'art ne remporterait pas de concours de popularité auprès de ses citoyens, nous avons quand même eu le courage d'aller de l'avant avec le concept. Maintenant que l'œuvre s'inscrit dans le paysage urbain du centre-ville, la population doit se l'approprier. Qu'on l'admire ou qu'on la déteste, l'important c'est qu'elle suscite une émotion forte afin de marquer ce lieu comme la porte d'entrée de la nouvelle ville de Gatineau.

Cette place publique deviendra, au fil des ans, pour toutes les personnes qui la verront, un signe tangible de la volonté des gatinois et gatinoises à marquer leur différence. " Réflexion " mérite bien son nom car elle est l'expression de notre désir d'être reconnus dans notre identité, enracinés dans notre passé récent mais résolument tournés vers l'avenir.

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      24 mars 2007 -- L'acquisition de 28, boul. Alexandre-Tâché par la CNN!

28, boul. Alexandre-Tâché

C'est un jour béni à marquer d'une pierre blanche car on nous a confirmé que la Commission de la Capitale Nationale (CCN) allait de l'avant pour l'acquisition de 28, boul. Alexandre-Tâché. Cette propriété de 3.2 acres est très importante au plan patrimonial puisqu'elle représente un rare exemple de l'implantation d'une maison et de ses jardins tout autour de la propriété. La maison Wright -Scott fut construite en 1855 par le petit-fils de Philémon Wright qui fut lui-même échevin au Conseil de Hull en 1866 et mourut en 1874.

Par la suite, Nancy Louisa qui avait épousé John Scott, le premier maire de Bytown et avec qui elle eut des enfants , retourna après la mort de celui-ci, au 28 Tâché afin d'y élever sa famille. Les descendants de la lignée de Philémon Wright demeurèrent dans cette maison jusqu'en 1963, après quoi la maison fut vendue à des investisseurs, MM. Moreault et Blackburn .

À la mort de Pierre Moreault, la succession avait l'intention de vendre les 3.2 acres afin d'y construire 24 condos de luxe avec garage souterrain tout en conservant la maison patrimoniale. Dès que l'information fut connue, l'association de résidants des rues Hanson, Wright et Taylor s'opposèrent fortement à un tel projet . La Société d'Histoire de l'Outaouais fit de même. On n'entendit plus parler du projet.

C'est en 2005 que la ville de Gatineau par son Conseil a décrété un moratoire de deux ans afin d'analyser l'usage futur de cette propriété. La vente à la CCN arrive à point nommé car elle assure la pérennité de cette propriété tout en conservant ce joyau pour les générations futures de canadiens qui pourront apprécier les débuts du peuplement de la région par un exemple réussi d'une maison de campagne entourée de jardins.

Elle est située dans un corridor appelé à faire le lien entre les plaines Le Breton où l'on retrouve déjà le musée de la guerre, les chutes Chaudières qui ont permis l'établissement du premier peuplement dans la région et le ruisseau de la Brasserie dont la vocation future est fortement liée au développement culturel et touristique de Gatineau. Bravo à la CCN de nous faire ce cadeau qui prendra de plus en plus de valeur au fil des ans.

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      4 mars 2007 -- Boulevard des Allumettières, un rappel du passé industriel de notre ville!

Mardi, 27 février 2007, le Conseil a unanimement voté pour l'appellation " boulevard des Allumettières " afin de nommer la route connue jusqu'à présent comme l'axe McConnell-Laramée et qui s'étend de la rue Laurier jusqu'au chemin Eardley sur 13.7 kilomètres. Du même coup disparaîtront les termes " boulevard de l'Outaouais et boulevard St-Laurent " qui délimitent les portions ouest et est du boulevard jusqu'à ce qu'il soit complété soit à l'automne 2007.

Le terme Allumettières désigne un groupe de femmes qui oeuvrèrent de 1860 à 1950 dans la fabrication d'allumettes pour le compte de différentes compagnies dont la E.B. Eddy, la Canada Match et la Federal Match dans le secteur Hull. À l'époque où Hull détenait le titre de capitale nord-américaine des allumettes, ce métier féminin présentait de sérieux risques pour la santé et était très mal payé.

Au début du XXe siècle, les ouvrières travaillant en usine à la fabrication des allumettes gagnaient 150 $ par année soit le tiers de ce que gagnaient les hommes dont le travail consistait à faire des batonnets de bois. Les femmes devaient tremper ceux-ci dans du soufre et du phosphore, opération très dangereuse qui se soldait souvent par un feu fortuit. Les femmes tenaient près d'elles un sceau afin d'éteindre rapidement le début d'incendie. En 1933, un de ces feux a mis fin tragiquement à la vie de cinq femmes, la plus jeune âgée seulement de quinze ans car on les avait emprisonnées dans l'usine Canada Match et elles ne purent s'échapper car il n'y avait pas de sortie de secours.

En 1919, un premier conflit de travail éclate : au terme du lock-out, le Syndicat catholique des allumettières de Hull obtient les hausses salariales désirées. Un second lock-out fut décrété en 1924: la compagnie E.B. Eddy voulut baisser les salaries et se débarrasser du syndicat. Menées par Donalda Charron et soutenues par la population, le clergé, les média et le milieu politique, les allumettières obtinrent gain de cause malgré la durée du conflit qui s'échelonna sur deux mois. Quatre ans plus tard, en 1928, l'usine de fabrication d'allumettes de la E. B. Eddy fermait ses portes. Cependant, cette industrie pousuivit jusqu'au début des années cinquante lorsque la compagnie Federal Match ferma ses portes.

À l'époque où les femmes avaient peu de droits, l'héroïsme de ces ouvrières doit être souligné : il s'agit du premier conflit ouvrier québécois mettant en scène un syndicat de femmes. L'importance des allumettières dépasse largement les frontières de Hull et de l'Outaouais. Elles ont contribué au développement économique de leur région et pour une fois, nous alllons réparer une grave injustice et rendre hommage à ces femmes de la classe ouvrière qui ont contribué par leur travail à faire de la ville de Gatineau ce qu'elle est aujourd'hui. Nous ne devons pas oublier notre passé et le boulevard des Allumettières rappellera aux générations présentes et futures le passé industriel et les origines ouvrières de ses habitants.

Qui plus est, ce boulevard mettra en valeur ces générations de femmes qui ont bâti la richesse collective de notre ville mais dont la contribution n'avait pas encore été soulignée et permettra une reconnaissance de leur dur labeur. Des milliers de familles de notre région ont eu des allumettières en leur rang. Puisque la devise du Québec est " Je me souviens ", soyons fiers de souligner le courage et la ténacité de ces femmes qui ont forgé l'esprit de notre ville.

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      20 février 2007 -- Un nom pour l'axe McConnell-Laramée

Jeudi, le 15 février s'est tenue une consultation sur les suggestions de nom à donner au boulevard qui débute au pont Interprovincial, rue Laurier et qui se termine à la hauteur du chemin Eardley dans le secteur d'Aylmer. Rappelons les 5 choix retenus par le comité de toponymie : Philémon-Wright, Jos-Montferrand, Asticou, Aimé-Guertin et Des Allumettières.

En après-midi, à peine 8 ou 9 citoyens se sont déplacés pour faire entendre leur point de vue. En fait, il y avait plus de journalistes que de contribuables et deux noms sont revenus sur le tapis : des Allumettières proposé par l'Association des Groupes de Femmes en Intervention Régionale (AGIR) pour une raison fort évidente car ce lobby désire faire reconnaître par la société en général, l'apport des femmes. Un autre groupe , la Centrale des Syndicats Nationaux (CSN) a repris la même suggestion cette fois, pour démontrer que ces femmes, les allumettières s'étaient révoltées face aux conditions de travail pénibles qu'elles subissaient et avaient provoqué la première grève afin d'améliorer leurs conditions de travail. Pour cette raison, nommer le boulevard " Des Allumettières " permettrait de se souvenir des origines des luttes syndicales et rendrait hommage à plusieurs femmes qui, à cause de conditions de travail inhumaines, ont perdu la vie lors d'un incendie à l'usine E.B. Eddy.

L'autre dénomination est venue d'une expropriée qui demeure dans le quartier Wrightville et qui nous a proposé Philémon-Wright car, selon elle, c'est le fondateur à la fois du secteur de Hull et d'Aylmer et cela serait des plus approprié qu'un boulevard de cette envergure porte son nom. Quant à Jean-Paul Perrault, de Impératif Français, il a appuyé le nom de " Bobino ".

En soirée, une trentaine de personnes sont venues s'exprimer. Plusieurs représentaient les supporteurs de l'appellation " Bobino " même si cette suggestion ne faisait pas partie de la courte liste du comité de toponymie. Selon ces gens, le comité a manqué de neutralité en ne tenant pas compte de la pétition signée par trois mille personnes en faveur de Bobino. Parmi ces gens, un parent de la famille Sanche est venu dire qu'on devrait honorer la mémoire du comédien natif du lieu. MM. Rochon et Desgagnés ont milité eux aussi pour le nom de " Bobino " de même que Jacinthe Beaudin, l'auteure de la pétition qui, sans surprise, a repris les arguments déjà présentés par deux fois aux membres du Conseil lors de la réunion de décembre et celle de janvier.

Cependant Monsieur Breton s'est fait le chantre de " Jos-Montferrand " car , selon lui, il a réussi à amener la paix entre anglais et français sur les chantiers car il était l'un des rares bûcherons à savoir lire et écrire, chose rare pour les canadiens-français au XIXe siècle! Par sa force physique, il a su mettre à leurs places les " Shiners " qui faisaient la pluie et le beau temps avant son arrivée dans l'Outaouais.

De son côté, Monsieur Yvon Valcin est venu appuyer la dénomination de Philémon-Wright en précisant qu'on devrait mettre l'accent aigu sur les panneaux afin de respecter le visage français que nous voulons présenter à nos visiteurs. De même, plusieurs femmes sont allées au micro pour supporter la proposition " des Allumettières " pour faire en sorte de prendre en compte 51% de la population de la ville de Gatineau et, en particulier, pour rappeler que le développement économique de la ville est largement tributaire du travail des femmes. C'était vrai à la fin du dix-neuvième siècle et c'est encore aussi vrai aujourd'hui alors que celles-ci ont le taux d'activité le plus élevé sur le marché du travail au Québec.

L'ancienne mairesse d'Aylmer, Constance Provost, s'est faite la porte-parole des aînés afin de retenir l'appellation de " Hull-Aylmer " pour redonner à ceux-ci un sentiment d'appartenance qu'il ont perdu lorsque le nom de la ville a changé après la fusion. Viateur Bergeron soulignait que nous perdions beaucoup de temps pour trouver un nom à un boulevard qui porte déjà le nom de boulevard de l' Outaouais jusqu'à St-Raymond et qu'il aurait suffi de garder le même toponyme jusqu'à la rue Laurier!

Bref, la nomination de ce boulevard déchaîne les passions et je comprend que le ministère des Transports du Québec ait laissé le soin à la ville de Gatineau de lui trouver un nom, quel qu'il soit… Le dernier chapitre de cette saga sera joué le 27 février prochain alors que le Conseil choisira par résolution le nom de ce grand boulevard. Jusqu'à cette date fatidique, les conseillers municipaux feront l'objet d'un intense lobbying…C'est
" Télécino " qui va être content car les cotes d'écoute du canal Vox vont grimper ce soir-là!

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      26 janvier 2007 -- La 35e édition du Carnaval St-Jean Bosco

La 35e édition du Carnaval St-Jean Bosco prend son envol à partir de ce soir et ce, jusqu'au dimanche 4 février prochain. Il y en aura pour tous les goûts soit les jeunes, familles et aînés. Des activités extérieures tel que du ballon-balai, dimanche le 28 janvier ou le 4 février avec des jeunes provenant du Mexique de classe novice et atome. C'est à voir!

Les activités familiales pendant la fin de semaine ont lieu au pavillon Yvon-A.-Grégoire au 70, boul. St-Joseph alors que les soupers communautaires se tiennent à la salle St-Jean-Bosco (sous-sol de l'église) au 100 rue Scott.

Merci à tous les bénévoles qui en assument la bonne marche. Le plus remarquable dans toutes les activités, c'est le souci qu'ont les organisateurs de les rendre très accessibles. Le souper macaroni et fèves au lard du 2 février ne coûte que 4.00 $ par personne et le déjeûner communautaire du 4 février est servi pour la somme de 3.50 $ À ce prix-là, on comprend que le Carnaval St-Jean-Bosco est très populaire auprès des familles.

Chapeau à son président, Jean Lessard et son vice-président, Jocelyn Blondin qui en font une réussite, année après année!

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      23 janvier 2007 -- Philippe Aumont!

Ce soir, nous avions un Conseil municipal, le premier de l'année 2007. À l'ordre du jour " Parole aux Conseillers " j'ai demandé la parole au Président afin de rendre hommage à un jeune homme de 18 ans bien spécial à mes yeux. Voici le texte que j'ai livré lors de ce Conseil et que j'aimerais partager avec vous.

Philippe Aumont, natif du Vieux-Hull a fait la couverture du Ottawa Citizen le 7 janvier comme un des dix citoyens à surveiller en 2007 dans la région de la Capitale Nationale.

Lanceur droitier mesurant 6 pieds 7 pouces, Philippe est considéré par la revue Baseball America comme le 12e meilleur espoir junior en Amérique du Nord. On s'attend à ce qu'il soit repêché au premier ou au deuxième tour par une équipe professionnelle de baseball en juin prochain.

Ce qui est remarquable dans le parcours de Philippe Aumont, mis à part son talent naturel de sportif, c'est le sérieux et la détermination avec lesquels il a travaillé à réaliser son rêve.

Issu d'un milieu défavorisé, il n'a commencé à jouer au baseball qu'à l'âge de douze ans et ce, dans une ligue maison. On raconte que rien ne pouvait l'empêcher de se rendre aux pratiques, même s'il devait prendre l'autobus tant il désirait améliorer son jeu . Pendant deux ans, il a supplié son entraîneur de le laisser lancer. Invariablement, celui-ci lui répétait qu'il avait déjà deux bons lanceurs dans l'équipe et qu'il devait se contenter d'aller jouer au champ centre ou derrière le marbre, là où on avait besoin de lui.

À quatorze ans, il obtient sa première chance lorsqu'il est retenu comme lanceur pour l'équipe Espoir du Québec. Philippe s'est hissé au niveau de l'équipe nationale junior du Canada l'an dernier; il a impressionné les éclaireurs lorsqu'il a lancé 5 manches complètes contre Cuba et n'a accordé aucun point ni coup sur lors de sa prestation.

Bravo Philippe! Nous désirons reconnaître publiquement tous les efforts qui t'ont mené à être un exemple de réussite pour les jeunes du Vieux-Hull. Philippe Aumont a été choisi par Les Braves du Coin pour recevoir une bourse de 750 $ lors de leur Gala Annuel le 26 avril prochain. Ceci est un encouragement de sa communauté à poursuivre l'excellence dans son sport. Félicitations.

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Denise Laferrière
Conseillère municipale, District de Hull (8)
25, rue Laurier
Gatineau, QC J8X 3Y9
Tél.: (819) 595-7110 téléc.: (819) 595-7396
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